Interview de Bruno Jauffret, directeur marketing de 8′33

5 septembre 2009 – 18:46 par Jeremy

Jeremy

J’ai connu Bruno Jauffret sur les J3D (Journées du Développement Durable) du Havre en juin dernier, où nous étions co-intervenants d’une conférence animée par Cyril Jacque, de la Green Team, et dont vous pourrez trouver ici la vidéo sur Normandie TV. On a tout de suite accroché! ce qui m’a conduit à inviter immédiatement Bruno sur decideurstv.com, dans l’émission Gérants Verts. Fondée par une équipe de serial entrepreneurs chevronnés, 8′33 fournit des services à haute valeur ajoutée d’installation de panneaux photovoltaïques pour les grands entrepôts et bâtiments de bureaux et industriels importants. On n’a pas tout à fait tenu les 8 minutes 33 que nous nous étions fixé (on a même presque fait le double), mais comme vous pourrez le constater dans l’interview, c’est parce qu’on avait mille choses à se dire:




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Les dessous du Plan Climat Energie Territorial - 2

3 septembre 2009 – 17:53 par MissAlice

Dans mon dernier blog post, je vous expliquais qu’un Plan Climat Energie Territorial (PCET) se décline en 4 étapes : préfiguration, dégagement de pistes d’actions, construction du plan d’action et mise en œuvre de ce dernier, sachant que toute la démarche prend entre 18 mois et 3 ans selon la taille de votre collectivité.

Penchons nous sur le détail de ces étapes, et en premier lieu : la préfiguration.

La préfiguration est une phase préliminaire. Sans être obligatoire, elle semble essentielle pour la réussite de la suite des opérations car c’est à ce moment là que l’on décide de l’ampleur à donner au projet et des objectifs à fixer. C’est également au cours de cette phase que les acteurs vont pouvoir s’approprier les enjeux et s’unir autour du projet.

La partie apprentissage et appropriation de cette phase constitue une enjeu majeur : il est capital que tous les acteurs comprennent le processus. Pour se faire, la collectivité peut s’appuyer sur les compétences à la fois des organismes publics type ADEME et d’un bureau d’études en environnement de leur choix. Il est également vivement conseillé de communiquer afin d’impliquer la population dans la démarche. Il faut qu’une véritable volonté commune soutienne le projet.

Au cours de cette étape, la collectivité peut également réaliser un pré diagnostic climat-énergie afin de se faire une première idée des points sur lesquels agir en priorité.

Concrètement, la préfiguration permet de fédérer les acteurs et d’organiser le projet. Les enjeux du projets sont connus et maitrisés, les référents du projet et l’équipe-projet sont désignés, un calendrier est fixé, un budget est défini, le bilan des précédentes démarches type Agenda 21 est tiré. La préfiguration s’achève par une réunion de lancement du PCET. Compter 3 à 6 mois.

La 2ème étape d’un Plan Climat Energie Territorial est le dégagement de pistes d’action.

Maintenant que le projet est lancé, il faut dégager des pistes pour agir. Le gros morceau de cette étape et sans conteste l’élaboration du Profil Climat du Territoire. Un profil climat se décompose en 2 partie : la réalisation d’un bilan de gaz à effet de serre et l’évaluation de la vulnérabilité du territoire au changement climatique. Pour reprendre la définition de l’ADEME, il faut : “quantifier ses émissions, analyser les impacts déjà constatés du changement climatique, puis identifier ses vulnérabilités futures“.

Une fois que la collectivité a réalisé un bilan général de la situation sur son territoire en comptabilisant ses émissions de gaz à effet de serre et en constatant les impacts du changements climatiques, elle peut alors avoir une bonne vision d’ensemble des points sur lesquels elle peut agir. Ce bilan général permet de dégager un large nombre de pistes d’action pour la collectivité. Pour résumer, on distingue 3 types d’action :
- les actions immédiates à mener à court terme et présentant un potentiel de réduction significative des émissions de gaz à effet de serre sans nécessiter d’investissements particuliers
- les actions prioritaires à mener à court terme et présentant un fort potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre sans engager de modification notoire de l’activité
- les actions stratégiques à mener sur le moyen et long terme et présentant un potentiel important de réduction des émissions et de diminution de la vulnérabilité du territoire au changement climatique mais nécessitant une modification notoire de l’activité. Dans cette catégorie nous trouverons les actions qui requièrent la prise de décisions politiques qui influenceront l’avenir de la collectivité (politique de déchet ou de transport par exemple)

Cette étape exige rigueur, créativité et communication afin d’aboutir à un projet co-construit entre les différentes parties prenantes. Compter entre 6 et 12 mois.

Vient ensuite l’étape de construction du Plan Climat.

Il s’agit ici d’analyser et de discuter toutes les actions proposées. L’équipe projet mettra en place des ateliers techniques et thématiques. Toutes les actions sont étudiées en fonction de leur faisabilité et du coût estimé de leur mise en place. Elles sont également hiérarchisées. Il est important de s’assurer de la synergie entre les responsables politiques, les partenaires économiques et institutionnels, l’équipe projet, la population, … afin d’aboutir à un set d’actions cohérent et approuvé par tous.

Cette phase peut durer jusqu’à 1 an. L’objectif est de parvenir au terme de l’année à un set d’actions immédiates, prioritaires et stratégiques qui font consensus au sein de la communauté. Le Plan Climat Territorial est alors adopté.

Finalement, il ne vous reste plus qu’à mettre en place le Plan Climat Territorial ! Vaste programme au cours duquel il vous faudra faire preuve de cohérence, de patience et d’audace !

Bien sûr Verteego Public est prêt à vous aider tout au long de ces étapes. Si vous voulez plus de renseignements (car ceci n’est qu’un mince résumé non exhaustif d’une démarche très complexe), n’hésitez pas à contacter nos experts ;)


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Les dessous du Plan Climat Energie Territorial

3 août 2009 – 16:57 par MissAlice

Depuis quelques mois, le Plan Climat Energie Territorial (PCET) agite les collectivités territoriales de France et de Navarre. Curieuse de nature, la première (et légitime) question qui me soit venue à l’esprit est : mais qu’est-ce donc qu’un PCET?

Depuis, j’ai eu l’occasion de tout apprendre du PCET, et je me suis même spécialisée sur la question à force de travailler avec les collectivités sur le sujet. Pour les néophytes, voici un résumé complet qui devrait vous permettre de mieux saisir les tenants et les aboutissants d’un tel projet.

Si l’on devait le résumer en une phrase, choisie soigneusement au sein du guide méthodologique de l’ADEME, un PCET est “un projet territorial de développement durable dont la finalité première est la lutte contre le changement climatique [...] et qui se décline en 2 politiques : la politique d’adaptation et la politique d’atténuation“.

Reprenons depuis le début. Vous trouverez bien souvent le Plan Climat Energie Territorial réduit à une appellation plus courte, le Plan Climat Territorial (PCT), car son objectif premier est de s’adapter au changement climatique. En effet, il ne subsiste plus aucun doute sur le fait que le climat est appelé à sérieusement évoluer au cours des prochaines années, il faut donc essayer de le contenir du mieux que nous pouvons et s’adapter aux inévitables changements que nous allons subir. Le climat donc, mais pour agir sur le climat, il faut nécessairement en passer par la question de l’énergie. En effet, si le climat change, c’est en grande partie à cause des gaz à effet de serre que nous rejetons en trop grande quantité dans l’atmosphère à cause de notre gourmandise en énergie. L’être humain consommant majoritairement des énergies polluantes et nocives pour l’atmosphère, la boucle climat-énergie est bouclée.

Les collectivités sont particulièrement concernées par le phénomène car elles contribuent directement à 10 à 15% des émissions nationales et indirectement à plus de 50% ! Leur marge d’action et de réduction des émissions de GES est donc assez remarquable, et ce d’autant plus qu’elles disposent d’un important pouvoir d’action local. L’évolution du contexte politique les pousse également fortement à agir dans ce sens : respect des engagements nationaux d’objectifs de réduction, devoir d’exemplarité de l’État en matière de développement durable, nouvelles réglementations (notamment le Plan Climat National, et plus encore l’article 7 du chapitre 2 du Grenelle de l’Environnement  qui précise que “le rôle des collectivités publiques dans la conception et la mise en œuvre des programmes d’aménagement durable doit être renforcé. A cet effet, l’État incitera les régions, les départements, les communes et leurs groupements de plus de 50 000 habitants à établir des plans climat énergie territoriaux avant 2012“). Si vous rajoutez à cela les enjeux économiques et sociaux pour les collectivités, la pression devient carrément insoutenable !

Logiquement, dans un tel contexte, les PCET fleurissent à travers toute la France. Comme nous l’avons dit plus tôt, un PCET se divise en 2 parties.

Tout d’abord la politique d’atténuation : la lutte contre le changement climatique passe d’abord par une réduction des émissions de GES. Ce volet contient toute la partie “action” du PCET : faire son Bilan Carbone, réduire les consommations d’énergie, améliorer l’efficacité énergétique, remplacer les énergies fossiles par des énergies sans contenu en carbone, évalue rle risque économique du territoire, tenir compte de ce facteur dans l’élaboration des futures politiques (déchets, transport, …).

Ensuite, la politique d’adaptation consiste à réduire la vulnérabilité du territoire au changement climatique et à adapter les politiques sur le long terme en tenant compte du changement climatique afin d’éviter des coûts supplémentaires plus tard. Il s’agit en fait de présenter les impacts déjà observés sur le territoire, les conséquences sociales pressenties et les conditions d’une nécessaire adaptation. Il faut également recenser les politiques et actions déjà engagées pouvant avoir un effet sur le climat et se préparer à la gestion des risques naturels.

Sachez enfin qu’un PCET se décline généralement en 4 étapes, que je vous décris ici très brièvement mais qui feront l’objet d’un autre blogpost plus détaillé dans le courant du mois :

Étape 1 : la préfiguration. Il s’agit de bien cerner les enjeux pour le territoire, de permettre aux élus et aux agents de s’approprier le projet, éventuellement de réaliser un pré-diagnostic climat du territoire. Cette étape se conclut par la formation d’une équipe pour le projet et par la rédaction d’un cahier des charges afin de lancer l’appel d’offres pour la réalisation du PCET.

Étape 2 : dégagement des pistes d’action. Le prestataire sélectionné réalise le Profil Climat du territoire, puis propose des actions de sensibilisation et de formation à la population tout en soumettant immédiatement des actions afin de réduire rapidement les émissions de GES de la collectivité à l’équipe projet. Le reste des pistes d’actions doivent émerger de manière participative : il est très important de pousser la population à collaborer et à participer à l’élaboration de pistes d’action.

Étape 3 : construire le plan d’action. Des objectifs chiffrés et un calendrier sont fixés. Les actions sont minutieusement étudiées (potentiel de réduction, difficulté technique de mise en œuvre, coût, impact attendu, …).

Étape 4 : la mise en œuvre du plan d’action décidé précédemment.

Bref, le processus est long (entre 18 mois et 3 ans) et peu aisé mais les résultats sont réellement impressionants. Inutile de préciser que Verteego Public, qui regroupe toute l’offre Secteur Public de Verteego, est prêt à vous aider à approfondir votre réflexion et à discuter avec vous du détail des PCET si le sujet vous intéresse.


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Comptabilité carbone: définir le périmètre

28 juillet 2009 – 0:08 par Jeremy

Jeremy

Dès lors qu’il s’agit de comptabilité carbone, la question du périmètre de collecte et d’analyse des données est cruciale. Cruciale mais épineuse. A tel point qu’il s’agit d’une source majeure de complexité scientifique, qui a des impacts significatifs dans la conception, la gouvernance et la normalisation des méthodologies de comptabilité carbone au niveau mondial.
Tentons toutefois la gageure d’en lister un échantillon pertinent parmi les méthodologies de comptabilité carbone les plus préconisées et donc usitées par les entreprises, parmi l’éventail des possibles. A savoir celles au niveau gaulois du Bilan Carbone, conçue et promue par l’ADEME, et au niveau international ISO 14064, promulguée par le GHG Protocol, un groupe de travail animé par la World Resources Institute. Nous ne sommes pas peu fiers chez Verteego Carbon de compter Damien Arbault, responsable de notre bureau d’études, comme advisory member pour la session Products & Supply Chain Footprinting. A noter que ce même Damien Arbault est également habilité auprès de l’ADEME à la réalisation de bilans carbone. Bref, passons l’auto-flagellation, revenons-en à nos moutons.
  • En France, la méthodologie de comptabilité carbone de référence est indubitablement celle du Bilan Carbone. Co-conçue par Jean-Marc Jancovici, scientifique-vulgarisateur auteur de l’excellent site Manicore sur les enjeux climat - énergie, et l’ADEME, le Bilan Carbone et sa base de facteurs d’émissions forment une base (tout du moins pour une organisation européenne) méthodologique tout à fait solide et rigoureuse dès lors qu’il s’agit de mettre en place une compta carbone. On distingue 3 périmètres (ceux des 3 cercles concentriques du logo Bilan Carbone de l’ADEME sur ce même blog post) dans un bilan carbone de type ADEME, périmètres qui comprennent:

    1. Les émissions directes, émanant exclusivement de sources fixes (installations, équipements, bâtiments,…ce que les Anglo-Saxons nomment Fixed Assets pour faire court et simple)
    2. Les émissions intermédiaires, qui incluent les sources fixes augmentées de la plupart des sources mobiles, à savoir:
      - le fret interne (ex. un service interne de courrier ou un acheminement de biens semi-finis vers une usine d’assemblage, ou d’un produit vers un centre de distribution)
      - le fret vers les clients

      - le fret depuis les fournisseurs (p. ex. livraison de matières premières)

      - les déplacements domicile-travail et professionnels (déplacements de visiteurs qui sont dans le périmètre global)
    3. Les émissions globales qui incluent tout le reste, sauf les émissions dites “évitées”.
  • A l’international, la norme de référence est sans surprise celle définie et mise en avant par l’ISO (International Standardization Organization) depuis 2006, à savoir ISO 14064. ISO 14064 a également été conçue autour de 3 périmètres, ou scopes en anglais, pragmatiquement nommés 1, 2, et..3. Concrètement, cela donne:
    1. ISO 14064 Scope 1 inclut les sources fixes et mobiles (ex. véhicules) possédées par l’organisation (ou sur lesquelles l’organisation a un contrôle opérationnel), en tenant compte des émissions Gaz du Protocole de Kyoto uniquement. C’est-à-dire que par exemple, le R22, gaz réfrigérant couramment utilisé couvert par le Protocole de Montréal (sur protection de la couche d’ozone) et non par Kyoto, n’est pas comptabilisé dans une approche Scope 1 selon ISO 14064.
    2. ISO 14064 Scope 2, c’est le Scope 1 auquel il faut ajouter les consommations d’électricité, de vapeur, de chauffage central, d’hydrogène, et de toutes autres formes d’énergies dont les émissions sont générées en dehors du cadre de contrôle opérationnel. A noter que c’est un peu différent pour les producteurs d’électricité, j’invite d’ailleurs ces derniers à me contacter directement pour plus d’infos sur ce cas particulier.
    3. ISO 14064 Scope 3 consolide quant à lui toutes les émissions de Gaz à Effet de Serre (ou GES) du Protocole de Kyoto.
Voilà pour une rapide revue de ce que les principaux périmètres de compta carbone englobent. Il va de soi que si l’entreprise choisit rarement les référentiels de comptabilité financière (normes comptables, durées d’amortissement, périmètres fiscaux,…) auxquels elle sera soumise sans conseil extérieur, la logique est d’autant plus vraie pour le choix de périmètre de comptabilité carbone dans le sens où il s’agit toujours très largement d’une science en cours de constitution, c’est-à-dire expérimentale. Les organisations qui ont la bonne idée de s’outiller aujourd’hui d’un logiciel de comptabilité carbone doivent faire preuve de beaucoup sagacité dans le choix de leur système. Celui-ci devra offrir différent niveaux d’analyse, selon les principaux périmètres, et une évolutivité sans faille afin d’être plus tard mis en conformité avec d’éventuelles nouvelles normes de compta carbone - pour ne citer qu’elles, ISO 14065 sur la vérification des émissions de GES selon la norme ISO 14064, et la salve à venir très prochainement depuis tous azimuts de propositions de méthodologies d’étiquetage carbone des produits.
Inutile d’ajouter que chez Verteego Carbon, nous préconisons quasi-systématiquement l’application d’un périmètre de type Global ou Scope 3, englobant autant que faire se peut la responsabilité sociétale de l’entreprise, c’est-à-dire, pour prendre une métaphore issue de ma conviction que le biomimétisme est un formidable catalyseur d’innovations dans les organisations, (l’entreprise + son écosystème au sens large).

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Interview de Farshid Bonyadi, fondateur de Néologistique

25 juillet 2009 – 17:58 par Jeremy

Jeremy

Farshid Bonyadi est un sacré morceau d’entrepreneur, il a la création et la gestion d’entreprise dans le sang: issu de l’immigration iranienne, Fashid a, en arrivant en France en 1979, commencé sa “carrière” non pas dans les bureaux feutrés d’une multinationale, mais dans la poussière des cartons..en tant que déménageur. Très rapidement, il crée sa première société de transport léger, puis sa deuxième de déménagement. 25 ans après, connaissant toutes les ficelles du métier de la logistique, il lance son site Neologistique, qui veut proposer aux prestataires et clients un déménagement d’un genre nouveau: moins cher, et plus écologique. Je vous laisse découvrir avec Farshid, une personnalité extraordinaire de générosité, de sens du commerce, et d’humilité, cette très intéressante initiative:



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Interview de Rachel Liu, cofondatrice d’IDEO, prêt-à-porter écolo

18 juillet 2009 – 1:20 par Jeremy

Jeremy

J’ai eu la chance et le plaisir d’être amené à rencontrer la très dynamique Rachel Liu, cofondatrice d’IDEO. IDEO, ce ne sont pas que des idéaux (facile…), ce sont aussi des vêtements à la mode qui ont de la suite dans les idées - comme sa talentueuse dirigeante qui conduit la marque vers une expansion rapide et sommes toutes logique. Attention, la marque se veut aussi en pointe en matière de savoir-faire et savoir-être social et environnemental: information des consommateurs (traçabilité, contenance des textiles,…) et bientôt étiquetage carbone - IDEO démontre qu’on peut être une fashionista tout en pensant à ses lointains petits-enfants.


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Volti permet aux agriculteurs de produire de l’électricité!

7 juillet 2009 – 1:53 par Jeremy

Jeremy

Bien sympa l’équipe fondatrice de Volti! Inspiré dans son appelation du génie d’Alessandro Volta, l’inventeur italien de la pile, qui a révolutionné l’époque le concept (offrir un hangar aux agriculteurs, en se payant grâce à la revente de l’énergie produite à partir des cellules photovoltaïques installées sur le toit du hangar) est tout à fait innovant, le projet requiert des investissements lourds et une patience d’industriel du chemin de fer. Le risque pour l’investisseur est réel (incertitude sur la durée du tarif de rachat par EDF de l’électricité produite), mais l’ambition aussi, est réelle et surtout palpable.

La recette de Bertrand Eyraud, Jérémy Dousson et Loïc Marion, tout juste sortis d’HEC Entrepreneurs, pour donner autant de gueule au concept très original de volticulteurs? S’entourer de partenaires solides et réputés (Eiffage, rien que ça, entre autres bureaux d’études en bâti), se répartir les responsabilités équitablement, recruter des commerciaux spécialisés dans le monde agricole, être proche de leur marché (le siège social de Volti est dans la Creuse, une région viscéralement agricole), et se faire conseiller par des entrepreneurs chevronnés.

Explications de texte, ou plutôt, de vidéo:




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Pour ou contre externaliser sa comptabilité carbone?

22 juin 2009 – 23:10 par Jeremy

Jeremy

Appliquons un vieux débat, celui de créer un poste en interne ou de faire appel à un prestataire spécialisé, à un nouvel enjeu, crucial pour la compétitivité des entreprises: la comptabilité carbone. C’est-à-dire la tenue de bilans carbone annuels, d’arrêtés de comptes carbone par exemple trimestriels, de comptes d’exploitation carbone, et de tableau des flux carbone. En attendant la fameuse taxe carbone.

Alors, faut-il internaliser la compétence ou externaliser sa comptabilité carbone? Des arguments prêchent pour les 2 paroisses. Examinons rapidement tout cela.

Arguments les plus entendus en faveur d’une externalisation de la comptabilité carbone de l’entreprise:

  • “la comptabilité carbone n’apparaît pas encore comme une obligation; en conséquence, la comptabilité carbone ne relève pas de l’ordre réglementaire et notre société peut se permettre de confier à un autre un risque mineur”
  • “la comptabilité carbone, c’est comme le conseil en organisation: c’est forcément un peu politique de faire dire que telle ou telle business unit pollue plus qu’une autre; donc autant faire faire cela par des intervenants extérieurs”
  • “la comptabilité carbone, c’est un métier à part entière et certainement pas celui de mon entreprise. Donc autant faire appel à un conseil externe”
  • “la comptabilité carbone, c’est juste pour dire que je la fais car je n’en fais rien et ça ne sert à rien. D’ailleurs, si mon concurrent ne s’y était pas mis, je n’aurais jamais eu l’idée de faire moi-même un bilan carbone”

Arguments les plus entendus en faveur d’une internalisation de la fonction de comptabilité carbone:

  • “la comptabilité carbone, ça me sert à augmenter la sobriété de mes processus, à rationaliser mes activités, et in fine à diminuer l’impact environnemental de mes produits et projets. C’est donc stratégique et je me dois de faire monter en compétences une équipe sur le sujet”
  • “la comptabilité carbone, ça se passe dans les sociétés comme pour la comptabilité financière: c’est-à-dire que passé le cap des 100 salariés, mieux vaut l’internaliser et passer de l’expert-comptable externe au chef comptable ou au DAF en interne”
  • “la comptabilité carbone en dit beaucoup trop sur mes procédés et mes méthodes pour la confier à un prestataire externe: en conséquence, je protège mon savoir-faire en faisant l’acquisition des compétences en interne”
  • “la comptabilité carbone, autant l’internaliser car ça ne va pas me coûter plus cher une fois l’investissement dans un système de comptabilité carbone réalisé, car je vais la faire passer en temps masqué de mes équipes actuelles en nommant un chef de projet moteur sur le sujet du carbone”

Notre avis chez Verteego Carbon

Comme souvent, selon nous, il n’y a pas une seule bonne réponse; et quand bien même elle existerait, la vérité est à chercher dans l’équilibre, la modération entre les deux points de vue, en fonction des besoins de l’entreprise cliente. On retrouve certaines tendances cependant: effectivement, pour une PME, il n’y aura dans 90% des cas pas de nécessité de monter une équipe de compta carbone. De même, pour un grand groupe, il est difficile d’établir une quelconque règle au-delà du constat qu’internalisation et externalisation ne sont pas incompatibles! la naissance de départements achats ou finance n’a par exemple jamais empêché de faire appel à de l’expertise extérieure pour s’assurer de l’excellence des pratiques mises en oeuvre. Et l’on peut tout à fait imaginer que si la collecte de données peut facilement s’internaliser, notamment via le développement d’un connecteur entre le système d’informations et le logiciel de comptabilité carbone, son audit - évidemment - et son analyse (étude des risques liés à la dépendance aux énergies fossiles, plan d’actions,…) puisse faire l’objet d’un avis extérieur en sus des observations internes d’équipes souvent la tête dans le guidon pour en faire un usage à tête reposée.

Si l’on devait tout de même se positionner, je dirais que chez Verteego Carbon, on préconise généralement une montée en charge progressive sur la fonction de comptabilité carbone. Je m’explique: la première année, le partenaire accompagne véritablement son client, en lui partageant son expérience et ses “trucs et astuces”. Il l’aide aussi à prendre en main les outils de collecte, consolidation, et traitement des données de comptabilité carbone. L’objectif n’est pas tant le résultat que la capacité à transmettre aux équipes du client une grille de lecture d’un périmètre, une dialectique de la sensibilisation aux enjeux, une méthodologie de définition d’actions de réduction pour le bilan carbone de l’organisation ou le poids carbone de ses produits ou services,…En année 2, le partenaire s’effacera légèrement pour n’apparaître qu’en support-expert uniquement auprès des équipes référentes du client ponctué de 2 réunions de travail dans l’année “pour faire un point” seront suffisantes, au-delà des tickets de support téléphoniques ou électroniques pour les responsables carbone. En années 3 et 4, le partenaire sera là pour affiner, peaufiner les connaissances et les outils du client, car la comptabilité carbone est une science (humaine - car il s’agit essentiellement d’une construction sociale) qui évolue à toute vitesse pour laquelle les entreprises ont besoin de veille active. Et dès la cinquième année, le client pourra définitivement voler de ses propres ailes - en continuant à bénéficier des mises à jour méthodologiques et fonctionnelles du système de comptabilité carbone afin de rester au niveau de l’état de l’Art en matière de comptabilité carbone.

En définitive, notre vision de l’évolution de la comptabilité carbone s’apparente largement à l’historique du déploiement de la comptabilité financière dans l’entreprise: les organisations vont tour à tour définir leur gouvernance (objectifs de réduction vis-à-vis de la stratégie de l’entreprise; politiques d’incitation, transparence et communication; organisation de l’exécution; développement en propre ou équipement en systèmes d’information auprès d’éditeurs de logiciels tiers) en matière de comptabilité carbone, former des équipes, tout en faisant appel à une expertise externe de manière ponctuelle (ex. l’auditeur qui vient une fois par an certifier les comptes; le conseil en optimisation de la dette) ou récurrente (l’expert-comptable conseil du chef comptable et du DG; le fiscaliste; l’équipe de consultants en stratégie Corporate en mission longue).

Au-delà de la volonté de faire et de l’effort de mise en place, c’est l’exploitation des résultats et la persévérance dans une stratégie qui feront la différence. Car toutes les méthodes sont bonnes pourvu qu’on les applique de A à Z, et ceci s’applique que l’on choisisse d’internaliser ou bien d’externaliser sa comptabilité carbone. Ou les deux…

Dans tous les cas, si nous pouvons contribuer à éclaircir votre réflexion au sujet de l’externalisation ou non de votre comptabilité carbone, nous sommes là chez Verteego Carbon pour vous accompagner et bien entendu ouverts à la discussion.


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Verteego intervenant sur J3D Normandie

21 juin 2009 – 2:35 par Jeremy

Jeremy

Ce mardi 23 juin 2009 au Havre, à l’occasion de la J3D Normandie, la Journée annuelle des Décideurs du Développement Durable de Normandie, j’aurai le plaisir d’intervenir sur 2 conférences l’après-midi.

- “Croissance verte : quels nouveaux métiers, quels nouveaux emplois” sur le cycle Bonnes pratiques RH/Sociales du Développement Durable de 15h45 à 16h30 en salle 1

Le débat sera animé par Julien Vermeulen, DG de MLG Consulting (la société qui organise l’événement), et mes co-intervenants seront Caroline Reignoux Duboc de la Cité des Métiers, Nathalie Sockeel d’Eco-Logis-Innovation, et Manuel Flam, du MEEDDAT. Nous aborderons les thèmes suivants:

  • En quoi les nouveaux enjeux liés au Développement Durable peuvent-ils être générateurs de valeur, d’emploi et de croissance ? Quelles sont les tendances ? En France ? En Europe ? Dans les autres pays ? Aux USA, en Chine, en Inde,… ?
  • Quels sont les nouveaux emplois, les nouveaux métiers, les nouveaux secteurs ? En quoi cela va-t-il changer nos façons de produire, de travailler ?
  • Qu’est-ce qui va changer ? Sur le plan des échanges ? Des modes de fonctionnement ? Au niveau social, sociétal ? Les nouveaux business models ?
  • Quels sont les exemples concrets de réussite illustrant cette Croissance Verte ?

- “Comment réduire vos émissions de carbone ? Outils et bonnes pratique” sur le cycle Collectivités, de 16h45 à 17h30 en salle 2

  • Pourquoi et comment réaliser un Bilan Carbone® de votre entreprise ?
  • Focus sur la compensation carbone
  • Exemples de réductions des émissions de carbone réussies
  • Les outils et aides mis en place pour les entreprises et collectivité, notamment le plan climat énergie territorial

Cette fois-ci, je partagerai le micro avec Bernard Ameil de l’ADEME régionale, Alban Bourcier de l’Université du Havre, et de Stéphane Romon, de la Fédération Française du Bâtiment du Havre. Nos interventions seront modérées par l’ami Cédric Errero, de MLG Consulting.


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Interview d’Olivier Maurel, Community Manager danone.communities

16 juin 2009 – 14:11 par Jeremy

Jeremy

J’ai eu le plaisir de recevoir, le jour de son anniversaire, Olivier Maurel sur le plateau de decideurstv.com, lui qui est si habitué à être du côté de l’interviewer, pour son excellente émission Soukorama, montée avec Raphaël Labbé, CEO de Ulike.net, société dédiée à la culture durable que nous accueillerons prochainement dans Gérants Verts.

Bref, le sujet du jour était son sujet de tous les jours: Olivier est en effet Community Manager de danone.communities. Danone.Communities organise le 2 juillet 2009 à Paris (à La Cantine, 151 rue Montmartre, Paris 2ème) le lancement de son nouveau site développé sur le CMS Drupal.

Mais qu’est-ce que danone.communities? Il s’agit d’une SICAV accessible à tous dédiée à l’investissement dans des projets innovants de social business dans les pays en voie de développement. danone.communities est née de la rencontre entre Franck Riboud, P-DG de Danone, et Mohamad Yunus, le Pape du Micro-Crédit.



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