Conférence “Les collectivités doivent-elles internaliser leur management GES?” au Salon des EnR

21 juin 2010 – 9:48 par Miriam

Ce vendredi 18 juin 2010, lors de la troisième et dernière journée du Salon des Energies Renouvelables organisé au Parc des Expositions de la Porte de Versailles à Paris, Verteego et le Grand Prix de l’Environnement des Villes et Territoires d’Ile-de-France ont organisé une table ronde sur le thème “Les collectivités territoriales peuvent-elles, doivent-elles internaliser la compétence de management des Gaz à Effet de Serre pour réduire leurs coûts énergétiques et leur dépendance aux combustibles fossiles ?“. La table-ronde était animée par Jeremy Fain, cofondateur et Président de Verteego, éditeur d’une application de management gaz à effet de serre pour les collectivités territoriales.

L’assistance , grâce à la diversité des intervenants, a pu apprécier les enjeux qui sous-tendent cette interrogation au travers de l’expérience et des points de vue parfois divergents exprimés par les différents acteurs impliqués dans la gestion des émissions de gaz à effet de serre au niveau des collectivités. Etaient présents autour de la table :

- Mme Laura François, chargée de mission Environnement de la Communauté d’Agglomération de Val-et-Forêt, qui a rappelé le rôle crucial des élus dans la généralisation des bonnes pratiques en matière de management carbone.

- Mr Christian Hector, Directeur Général des Services Techniques de la Communauté d’Agglomération de Sarreguemines-Confluences. Mr Hector a expliqué la nécessité d’internaliser les compétences de gestion des émissions GES par le fait qu’une comptabilité carbone , pour être efficace, doit être réalisée sur le long terme : certes, un bilan carbone initial est important, mais il est crucial de pouvoir évaluer l’impact des mesures que l’on prend pour réduire ce bilan. Il est donc important qu’au sein des collectivités, se créent des équipes internes spécialisées dans ces questions : elles sont mieux à même d’évaluer les performances carbone d’une collectivité, car elles ont une meilleure connaissance des spécificités des collectivités, et ont accès à des données plus précises que des cabinets ou des bureaux d’études extérieurs. Mr Hector a toutefois nuancé son propos en indiquant qu’une telle internalisation n’était possible que lorsqu’il y avait un délai suffisant pour assurer la formation d’une équipe  : Christian Hector a ainsi déclaré que si son bilan carbone avait été demandé dans un délai inférieur à 6 mois, il aurait dû faire appel à un cabinet extérieur. Mr Hector a ajouté que la démarche d’internalisation, alors qu’elle s’inscrit dans le plus long terme, est paradoxalement assez marginale, car il n’y a pas d’incitation fiscales ou financières à internaliser alors que le recours a un bureau d’études peut faire l’objet d’une subvention, l’État n’accorde aucune aide en cas de création d’un emploi (en l’occurrence celui de Mme Claire Kieffer, juriste, et connaisseuse des enjeux des territoires) de comptabilité carbone.

-Mr Matthieu Coffinet, responsable du développement et Associé du bureau d’études MEV, accompagne la Ville de Fleury-Mérogis durant 6 mois dans la mise en place d’une comptabilité carbone, et a souligné le fait qu’une internalisation passait par une véritable interprétation du bilan carbone, en créant de nouvelles métriques de performance lisibles et significatives pour les collectivités. La valeur ajoutée des cabinets de conseil, c’est de proposer de véritables solutions opératoires pour réduire l’empreinte carbone, et en suivre les résultats sur le moyen ou long terme .

- Mr Régis Maubrey, Directeur Associé chez Greenway International, cabinet d’accompagnement des collectivités territoriales spécialisé dans les pays émergents, a élargi le débat aux collectivités du Sud, montrant que les cabinets de conseil venaient pallier les déficiences des gouvernements locaux sinon en leur apportant les compétences en matière de gestion environnementale , du moins les structurer et les orienter. Mr Maubrey a toutefois ajouté que la performance carbone était encore peu prise en compte, du fait d’impératifs en apparence plus pressants (eau, déchets…).

Mr Olivier Delourme, fondateur du cabinet de conseil Ecophile et du Grand Prix de l’Environnement des Villes et Territores d’Ile-de-France qui accueillait cette conférence, était présent dans l’assistance et a mit en exergue les effets d’entraînement que connaissent les villes qui prennent exemple sur les communes qui font figure de bons élèves du management carbone, telle Massy qui s’inspire de Fribourg et de son Agenda 21.

Globalement, il ressort de cet échange qu’une part croissante des collectivités territoriales françaises , dans une optique double de réduction des coûts et de mise en valeur du territoire, transpose  en efforts de gestion environnementale concrets. Ce faisant, elles font figure d’initiatrices des bonnes pratiques environnementales qui ouvrent la voie à l’ensemble du tissu économique. Ce statut de précurseur de l’État - incarné en ses collectivités territoriales - est d’ailleurs renforcé par l’adoption de législations qui visent à internaliser les impacts négatifs des agents économiques (principalement les entreprises) notamment en les incitant voire en les obligeant à intégrer le coût carbone dans leurs décisions. Mme Laura François a clairement insisté sur le caractère déterminant de la législation (en l’occurrence l’obligation faite aux collectivités d’avoir un plan Climat avant 2012) dans la démarche de management gaz à effet de serre initiée par Val-et-Forêt.


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Interview d’Axel Haentjens, Vice-Président Marketing d’Orange Business Services et Green IT lead

6 juin 2010 – 19:08 par Jeremy

Jeremy

Quel plaisir d’accueillir Axel Haentjens (prononcer “Hèn-kaince”), Vice-Président Marketing d’Orange Business Services, sur le plateau de Gérants Verts, chez decideurstv.com! Axel est un véritable intrapreneur du B-to-B, pour avoir imaginé puis, avec son équipe, monté l’offre Green IT d’Orange Business Services. Je vous laisse découvrir son interview, pleine de conseils de bon sens pour les DSI des plus grands groupes internationaux comme pour les patrons de PME-PMI qui veulent s’engager sur la voie de la performance environnementale.


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Interview de Patrick d’Humières, fondateur de l’Institut RSE Management

6 juin 2010 – 15:36 par Jeremy

Jeremy

Ca fait un moment que j’aurais dû bloguer cette interview toujours très actuelle de l’excellent Patrick d’Humières, mais finalement, tout est bien qui finit bien car ce blog post arrive peu ou prou au même moment que le changement de nom de Company21, la société de Patrick, en Institut RSE Management.

Patrick d’Humières est quelqu’un que j’admire beaucoup, pour mille raisons certes, l’une d’entre elles étant que Patrick fut un visionnaire de la Responsabilité Sociale et Environnementale des Entreprises, en s’y lançant corps et âme il y a une vingtaine d’années. Son premier cabinet, EcoDurable, fut revenu au cabinet Grant Thornton, et perdure aujourd’hui comme business unit de ce dernier consacrée au Développement Durable.

Avec Institut RSE Management, cofondée avec entre autres avec Nicolas Jandot, Patrick d’Humières remet le couvert avec des ambitions nouvelles: celles de former le top management comme les équipes opérationnelles à la création de valeur durable. Green is Green! comme disent les Américains en référence à la couleur du billet dollar. Patrick d’Humières est accessoirement l’auteur d’un excellent bouquin intitulé “Le Développement Durable va-t-il tuer le Capitalisme?“, publié aux éditions Maxima; & pour en savoir plus, je vous invite à consulter le podcast suivant tourné sur le plateau de decideurstv.com, la chaîne Internet des décideurs:


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Retour sur la soirée 01 “Green TIC”

30 mai 2010 – 23:06 par Isabelle

Chers lecteurs du Verteeblog,

bonjour, je m’appelle Isabelle Prigent-Chesnel, je suis consultante freelance en communication d’entreprise.   Verteego est … l’un de mes clients, et plus exactement la première société à m’avoir confié sa stratégie de relations Presse !

Ce mardi 18 mai après-midi chez Microsoft France à Issy-les-Moulineaux, j’ai eu l’occasion de représenter Verteego, dans le cadre des Journées 01, à un événement sur le thème “Green TIC : plaidoyer pour des mesures concrètes”.
Même si j’ai travaillé au sein des services communication de sociétés de service en informatique, je ne suis pas une experte du Green IT, mais c’est un sujet qui m’intéresse, et que j’ai appris à connaître en côtoyant Verteego depuis 8 mois maintenant.

Après avoir écouté les nombreux intervenants, je reste très perplexe quant au véritable niveau d’engagement de la plupart des DSI dans le développement durable. Je retiens essentiellement que ce qui les intéresse avant tout est la réduction de leur facture d’électricité - ce qui en soi est plutôt une bonne chose, mais qui donne une vision très largement réductrice des bénéfices du Green IT.

Voici, en vrac, ce que j’ai retenu des interventions des différents participants :
- Jean-François Legendre, Responsable du développement pour la normalisation TIC AFNOR, a expliqué que pour avoir une vision d’ensemble du secteur il faudrait normaliser les exigences et critères susceptibles de s’intégrer dans un éco-label dédié au logiciel. Un livre blanc sur ce thème a été publié par l’AFNOR « Usage et conception éco-responsable des SI »
- Guillaume Parisot, de Bouygues Immobilier (c’est le groupe qui a réalisé le bâtiment HQE de Microsoft, qui nous accueillait ce soir-là) a présenté la démarche “de pointe” de son groupe en matière environnementale.
- Gilles Berthelot, DSI Pompiers de Paris, a évoqué essentiellement sa satisfaction concernant des éco-gestes qui ont permis de réduire de 50 % la consommation d’électricité de son parc informatique.
- Ivan Grenetier, Directeur Associé, Nuevo Mundo et Président des Mines Environnement et DD a rappelé que “le carbone va avoir un prix dans les années à venir, qu’il faut que les DSI prennent un temps d’avance
- Jean-Luc Couasnon, Associé chez Accenture Technology Consulting, a expliqué que le groupe a pris le virage du Green IT il y a quelques années essentiellement pour une raison d’image, parce que le Développement Durable au sens large représente une attente forte de la part de la génération Y. C’est un succès, puisqu’aujourd’hui, c’est un Français qui est le patron mondial du DD pour Accenture.
Il a insisté sur la nécessité d’une démarche de père de famille, c’est à dire “de bon sens”. Selon lui, « le commerce équitable » doit être mis en place au niveau des achats informatiques, qui aujourd’hui ne sont pas vraiment tracés.
- Philippe Tassin, DSI de transition (ex DSI de Michelin), est revenu sur plusieurs points évoqués auparavant (”aucune étude n’a prouvé que le télé-travail et la dématérialisation étaient green, on ne prend pas en compte les effets rebonds et induits dans les études“). Peu de DSI s’impliquent selon lui dans le DD (excepté ceux de Nature et Découvertes, Bouygues Immobilier, Banque de France, Danone, Sanofi-Aventis, des Communautés Urbaines – Dunkerque – des villes – Besançon…).
Le DD intéresse les entreprises aujourd’hui essentiellement pour une raison de réduction des coûts, elles se focalisent donc essentiellement sur les aspects environnementaux, laissant de côté les enjeux sociétaux, selon lui parce que le ROI des aspects éthiques ne peut être démontré.
Sur les aspects sociétaux, il a parlé de Green V2, et a expliqué que pour faire du Green V2, il faut investir.

Etant en permanence en contact avec des personnes fortement investies dans le développement durable, j’ai été plutôt déçue de ce panorama, assez peu consensuel cependant, car il y avait à peu près autant de points de vue que d’entreprises représentées…
Cela m’a surtout fait réaliser que les enjeux économiques restent encore aujourd’hui les plus importants aux yeux des DSI. Malgré la bonne volonté de certains d’entre eux, présenter une facture réduite à leur direction financière représente la part essentielle de leur engagement dans le DD.


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Petit Déjeuner “Green IT” Orange Business Services chez Verteego

26 mai 2010 – 10:27 par DamienD

Premier petit dej label Orange b2b chez Verteego. A la decouv... on TwitpicLe 25 mai 2010 avait lieu le premier petit déjeuner organisé par le club B2B Orange Business Services. Verteego a eu l’honneur d’accueillir cette première manifestation de partage et networking. Cette rencontre avait pour thème le Green IT et se décomposait en 3 présentations aussi complémentaires qu’exhaustives de Stéphane Parpinelli (CleanTech Republic), Jeremy Fain (Verteego) et Jean-Manuel Canet (OBS), après bien sûr une présentation du label BtoB par Yann Gourvennec (en photo ci-contre, crédit photo Hervé Kabla) et Denis Failly d’Orange Business Services - autour d’une quinzaine de participants dont des noms bien connus du web, parmi eux notamment Richard Menneveux, Hervé Kabla.

Stéphane Parpinelli, cofondateur et rédacteur en chef du blog français majeur sur les éco-innovations, Cleantech Republic, a évoqué les 3 grandes tendances énergétiques et environnementales dans lesquelles s’immiscent les technologies de l’information et de l’intelligence. Jérémy Fain, Président de Verteego, a présenté les 10 commandements du management Gaz à Effet de Serre tandis que Jean Manuel Canet, concluait en tant que Senior Manager Green IT Consulting pour Orange Business Services sur les besoins et sentiments actuels qui prédominent chez les DSI dans les grands comptes.

Dans le secteur en plein boom des éco innovations, Stéphane Parpinelli retient 3 segments majeurs dans lesquels les technologies de l’information représentent une dimension considérable: les réseaux intelligents (électricité, gaz, eau), l’éco mobilité et la conformité aux problématiques RSE.

Dans un réseau intelligent qui tend vers une information parfaite des consommations et productions énergétiques en chacun de ses points, les technologies de l’information jouent un rôle essentiel et cela tout au long de la chaîne de valeur: des appareils au compteur, du compteur aux bornes relais, des bornes relais au réseau central se jouent d’ailleurs une lutte sans merci entre les différents standards de communication: communication sans fil Zigbee, Courant Porteur en Ligne, réseaux 3G… Après la standardisation des web services il y a quelques années et l’émergence de l’architecture SOA, c’est autour des données de flux (énergie, gaz, eau…) de voir leur enveloppe standardisée. La bataille des standards et des acteurs fait rage, aussi bien au niveau des acteurs existants: IBM, Cisco, Microsoft, Google que des startups entrantes. En la matière, on citera notamment Silver Spring Network et GridPoint qui se démarquent par leur récente et très élevée levée de fonds (centaines de millions de dollars).

Avec l’éco mobilité et l’arrivée massive imminente de véhicules électriques sur le marché (fin 2010), l’apport de l’intelligence est également nécessaire et à de nombreux niveaux. Les problématiques se concentrent en particulier sur la communication batterie du véhicule - borne de recharge. Better Place est la société américaine incontournable dans ce domaine avec ses stations d’échange de batteries (la première en France sera construite très bientôt dans les Yvelines en partenariat avec EDF et Renault-Nissan). Il est assez anecdotique de s’apercevoir que l’électrification des modes de transport est plus un retour qu’une nouveauté. En effet, au début du XXe siècle, 3/4 des véhicules français étaient alimentés par l’électricité. Il s’agissait des fiacres électriques qui ont été purement et simplement balayés par la suite par les promesses de la célèbre Ford T. Dans les transports en commun, un regain d’innovations récent vise à fluidifier et faciliter la multi-modalité et la pluri-modalité pour les utilisateurs grâce à de l’information temps réel mais également une tarification simple, adaptée et intelligente. On notera les initiatives de villes comme Marseille qui propose un titre de transport unique quelque soit le mode utilisé (train, tramway, bus…etc). Bordeaux voudrait étendre cette tarification unique pour englober le velib local. Enfin, Montpellier propose des clés usb à ses utilisateurs pour recharger très simplement leurs abonnements depuis chez eux.

Enfin, dans la gestion des problématiques RSE, les technologies de l’information s’avèrent indispensables pour collecter, convertir et consolider les données variées et éparses à prendre en compte. Verteego édite notamment une application SaaS de management des émissions de gaz à effet de serre qui aide ses clients à mesurer et réduire efficacement leur impact. En France, avec le récent Grenelle 2 qui contraint les entreprises de plus de 500 salariés à réaliser leur bilan carbone et les 1200 consultants accrédités pour, on a atteint une certaine maturité qui pour autant pêche quelque peu dans le passage à l’action des décideurs (administrations, grandes entreprises, PMEs…).

Jérémy Fain s’attardait sur les 10 commandements ou 10 bonnes pratiques à mettre en oeuvre en matière de Management Gaz à Effet de Serre. Comme les vrais 10 commandements, je n’en ai malheureusement retenu que quelques uns, en l’occurrence trois, forcément les plus frappants.

  • les ventes de ton entreprise tu augmenteras

C’est le joug de la soft law. La dimension gaz à effet de serre devient un critère de plus en plus incontournable d’attribution des marchés. Les appels d’offre incluent la dimension environnementale et les mauvais élèves sont très vite hors jeu. A contrario, les entreprises sincèrement impliquées et disposant des outils et systèmes adéquats prennent des parts de marché à leurs concurrents

  • les coûts de ton entreprise tu diminueras

Un court exemple vaut mieux qu’un long discours: 400 000$. C’est le montant d’économies identifié par un client de Verteego, Axtel, numéro 2 mexicain des télécommunications.

  • l’objectif ultime tu n’oublieras pas: la réduction d’émissions

Interrogé sur la polémique actuelle autour du réchauffement climatique, Jérémy s’est simplement appuyé sur les bénéfices économiques immédiats que l’adoption de bonnes pratiques (mesurer de son impact, essayer de le réduire) pour justifier la nécessité de développer des stratégies de réduction carbone dans les entreprises. Le consensus des experts du GIEC, la problématique d’épuisement des ressources, l’anticipation des risques sont aussi des éléments décisionnels importants dans la mise en place de solutions.

Il est à noter que le SYNTEC INFORMATIQUE publiera prochainement un ouvrage sur le management des gaz à effet de serre.

Enfin, Jean-Manuel Canet présentait pour Orange Business Services le point de vue des DSI et grands comptes sur la prise en compte des problématiques Green IT.

Il a souligné l’hétérogénéité des implications (à côté de fortes expertises internes comme celle développée par Danone, d’autres déclarent encore avoir simplement recours aux tableurs Excel) mais une volonté qui allait dans le bon sens. Le carbon management est en particulier une priorité grandissante chez les DSI qui examinent comment s’outiller pour systématiser leur évaluation. Les autres dossiers à l’étude concernent notamment la réduction de la consommation énergétique des parcs informatiques (le coût de l’énergie se rapprochant dangereusement du coût de matériel) ou la réduction des déplacements avec les solutions de téléconferencing ou la mise en place d’un télétravail. Ce dernier est notamment un sujet sensible et on lui préfèrera l’expression de “travail flexible”. Avec la grippe H1N1, la réalisation de “plans de continuité du travail”, les DSI veulent aller plus loin mais se heurtent malheureusement à des réticences françaises encore très fortes, au niveau des organisations syndicales comme des département des ressources humaines. Elle est pourtant promesse de plus de confort pour l’employé et synonyme de forte réductions des coûts pour l’entreprise.

En conclusion, le green IT est une thématique sur laquelle les DSI se positionnent de manière grandissante: l’étude de solutions applicatives et l’implication des fournisseurs dans la démarche a d’ores et déjà commencé pour les acteurs les plus innovants. La bonne nouvelle, c’est que les meilleurs DSI passent du Green IT 1.0 (économies d’énergie des centres de données et du parc informatique) au Green IT 2.0, c’est-à-dire examinent les solutions permettant à l’IT de réduire les émissions de GES de toute l’entreprise et même de ses parties prenantes.


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Les opportunités du marché chinois en matière de réduction d’intensité carbone

14 avril 2010 – 16:35 par DamienD

Il y a quelques jours, Verteego avait le plaisir, sur invitation du Club ADEME International, de participer au séminaire organisé par l’agence Ubifrance sur les nombreuses perspectives offertes par le marché chinois en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre. Le programme était constitué de trois temps forts: 1) état des lieux et décryptage de la politique chinoise en matière d’environnement par des personnalités de premier plan tels que la Secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur Mme Anne-Marie Idrac, qui avait visité le stand Verteego à Pollutec 2009 après que nos dirigeants l’aient accompagné dans son voyage en Californie à l’automne 2009, ou l’Ambassadeur de Chine en France Mr Liu Haixing, 2) synthèse de l’ensemble des mécanismes d’aide au développement à l’international dont peuvent bénéficier tout particulièrement les éco-entreprises françaises et enfin, 3) nombreux exemples d’implantations ou de partenariats franco-chinois impliquant des éco-innovations.

Nul n’est censé ignorer l’influence qu’exerce la Chine au niveau mondial sur l’environnement. Les autorités chinoises ont bien pris conscience de ce phénomène et intègrent désormais la dimension environnementale dans leurs politiques publiques majeures telles que les plans quinquennaux. Déjà lors du 11ème plan (2006-2010), la Chine s’était résolument prononcée pour des baisses de 20% de leur consommation énergétique par unité de PIB. Mais depuis le sommet de Copenhague, ce sont d’autres objectifs plus ambitieux qui ont été annoncés avec la réduction de 40 à 45% de l’intensité carbone de l’économie chinoise vers 2020 par rapport à 2005. Il n’échappe pas aux experts que cette réduction n’est en rien absolue et ne permet très probablement pas de faire baisser les émissions de gaz à effet de la Chine dans leur ensemble. Un décryptage était proposé par Roselyne Legrand, conseillère en charge des questions environnement à la mission économique de Pékin. Dans l’hypothèse d’une croissance économique de 8% par an et d’une réduction d’intensité carbone de 45% entre 2005 et 2020, la Chine verrait ses émissions augmentées de 5,4 Gt eq Carbone. Si on compare ce chiffre aux engagements pris par l’UE et les Etats-Unis, l’augmentation des émissions chinoises représenteraient 2,5 fois la réduction combinée des pays occidentaux. Pour autant, en raison du développement que connaît le pays, une telle proposition est jugée comme très volontaire par l’Ambassadeur de Chine. Le gouvernement mise notamment sur l’innovation en débloquant des fonds très importants: 30 milliards de dollars US en 2009 et plus de 175 milliards de dollars US dédiés à ce secteur dans les 5 années à venir, une manne susceptible d’intéresser les nombreux investisseurs et innovations étrangères notamment françaises.

Le développement en Chine n’est pour autant pas le passage le plus facile à réaliser pour une PME française. Pour remédier à ce problème, Ubifrance a notamment profité de l’occasion pour dévoiler sa nouvelle offre Greenpass, le passeport des éco-entreprises pour l’international. Il s’agit d’un suivi personnalisé de 6 à 18 mois dont peuvent bénéficier les éco-entreprises pour identifier des marchés porteurs d’activités, accéder à des contacts privilégiés et participer à de rendez-vous d’affaires dans une très grande facilité étant donnés l’implantation, le réseau et l’expertise d’Ubifrance. Par ailleurs, la mise en relation facilitée n’était pas le seul mécanisme exposé. La présence de la direction générale du trésor a permis de balayer l’éventail des aides financières disponibles: qu’ils s’agissent de prêts intergouvernementals tels que le RPE voire de dons pour les projets pilotes sous la forme d’un FASEP, on a pu remarquer que l’Etat français ne manquait pas de leviers pour propulser les entreprises françaises à l’étranger. Verteego n’en a pour ainsi dire pas fait l’usage jusqu’à présent mais nous ne manquerons pas de les utiliser le moment venu, notamment avec nos partenaires sociétés membres de Durapôle.

Et notre destination pourrait être une ville chinoise, pionnière dans le développement durable et qui possède de très forts liens avec la France. Il s’agit de l’agglomération de Wuhan, une ville de 10 millions d’habitants jumelée avec Bordeaux. Notamment célèbre pour son projet d’éco-quartier de plus de 50000 habitants, cette cité est considérée comme la “Masdar City de l’extrême orient”. Les intérêts français sont d’ailleurs au coeur de ce projet dans le cadre d’un accord signé entre la France et la Chine par le Président Nicolas Sarkozy et son homologue chinois sur le développement urbain durable. Et il ne s’agit pas de la seule initiative. Wuhan est revenue maintes fois dans les témoignages des intervenants sur leurs implantations en Chine et les perspectives à court et moyen terme dans le pays. A ce titre, nous souhaitons la bonne chance au cabinet de conseil et d’études en environnement Internat Energy Solutions qui était notre quasi-voisin sur le stand du Club ADEME International au dernier salon Pollutec, en décembre 2009 à Paris. Installée très récemment à Pékin et très liée à l’activité grouillante de Wuhan, Internat se consacre au développement de la méthodologie bilan carbone afin de réduire les émissions de gaz à effet des projets chinois et améliorer la compétitivité de leurs opérations.

Qui sait si la Chine ne représente-t-elle pas un nouveau relais de croissance pour Verteego?


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Fiscalité écologique: la France au fond de la classe Europe

4 avril 2010 – 13:04 par Jeremy

Jeremy

Merci à Hélène Joubert qui m’a transmis cet article intéressant du journaliste Antoine de Ravignan d’Alternatives Economiques intitulé “Fiscalité Ecologique: la France à la traîne“, dont le graphique ci-contre, si l’on en tient à la position de la France, soulève plusieurs interrogations:

  • Bonne avant-dernière devant l’Espagne, quelle est la légitimité de la France à conduire le débat sur l’adoption par l’Union Européenne d’une taxe carbone à ses frontières?
  • Après avoir repoussé aux calendes grecques l’adoption de la taxe carbone en France au nom du risque pour la compétitivité des entreprises vis-à-vis de leurs homologues européennes, comment justifier l’adoption d’une telle taxe à l’échelle de l’Union si certains pays émettent déjà un signal prix quasi-dissuasif sur l’emploi d’énergies fossiles? En adoptant la taxe carbone, ou contribution climat - énergie, la France n’aurait fait que combler son retard en matière de fiscalité écologique.

Je ne m’explique d’ailleurs toujours pas le ton triomphant du MEDEF, qui s’est félicité de l’abandon de la taxe carbone au nom de la compétitivité française, alors que c’est justement l’absence de fiscalité carbone en France qui de facto rend les marges des entreprises, et donc la reprise économique, très vulnérable à la moindre hausse du prix du baril de pétrole.

Dans le même temps, le Grenelle de l’Environnement accuse le coup:
  • la loi sur l’affichage environnemental des produits de grande consommation ne devrait être appliquée qu’à partir de 2012, au lieu de 2011 précédemment;
  • l’article 26 sur l’obligation de bilan gaz à effet de serre pour les entreprises ne concerne toujours que les secteurs les plus émetteurs et n’évoque ni nécessité de vérification des émissions de GES, ni obligation de mise à jour régulière du bilan carbone (par exemple annuelle, ou, mieux, pour les entreprises qui publient des résultats au trimestre, trimestrielle)
Heureusement, certaines entreprises, conduites par des dirigeants qui font vraiment leur boulot d’anticipation, de recherche de la performance et de maîtrise des risques, n’attendent pas les lois pour prendre leurs responsabilités vis-à-vis de leurs salariés et actionnaires, en rendant leur fonctionnement moins dépendant de la volatilité des énergies fossiles.
D’autant plus que les bénéfices pour les entreprises de la démarche de management gaz à effet de serre sont multiples: valorisation des offres “décarbonées” dans le marketing, évolution de la gouvernance d’entreprise vers l’intégration de la performance environnementale, meilleure qualité de dialogue avec les collectivités et les ONG, réduction des coûts d’approvisionnements et des consommations énergétiques, instauration d’un dialogue avec ses fournisseurs stratégiques, éco-conception de nouvelles gammes,…
Enfin, la France, en n’adoptant pas son projet de taxe carbone déjà timorée, n’aide pas ses éco-industries exportatrices, par exemple celles du cluster francilien Durapôle, à disposer d’un temps d’avance dans la négociation avec les acheteurs internationaux.
Et si la solution était, pour nous autres éco-industries de l’export, de déménager au Danemark, aux Pays-Bas, en Suède, en Italie, au Royaume-Uni, ou au Luxembourg? La France, non contente d’oublier, par manque de vision, de préparer ses entreprises à l’avènement d’un prix pour le carbone, s’expose dangereusement à une fuite des entrepreneurs de la croissance verte, catalyseurs d’emplois aujourd’hui et surtout demain.

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Anne-Marie Idrac en visite sur le stand Verteego à Pollutec

15 décembre 2009 – 23:51 par Jeremy

Jeremy

Après avoir accompagné Madame la Ministre dans la délégation française en Californie en septembre dernier, nous avons eu le plaisir d’accueillir Anne-Marie Idrac, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce Extérieur, sur le stand Verteego à Pollutec.

Pour la petite histoire, Madame Idrac, décidément toujours à l’affût d’innovations pour les sociétés ayant des ambitions internationales, s’est exclamée à la suite de ma très brève démonstration de notre module d’empreinte carbone prévisionnelle des grands projets, à insérer dans les réponses aux appels d’offres: “c’est bien comme ça vous allez aider nos éco-entreprises à gagner encore plus de marchés à l’export!”.

Je profite de cette note pour remercier chaleureusement Madame Idrac et les équipes de son cabinet et d’Ubifrance pour la visibilité qu’ils confèrent très régulièrement à Verteego et au cluster francilien des éco-technologies Durapôle sur nos marchés cibles à l’export. Gageons que l’évolution de nos développements technologiques va continuer à mériter leur précieux appui!
Et puisque nous en sommes au chapitre des remerciements, un grand merci à Olivier Chazal et toute l’équipe du Club ADEME International pour l’ambiance formidable d’entraide et de business partenarial qui a régné toute la semaine de Pollutec sur le stand mutualisé entre les membres du club.

Crédit photographique: Liliane TRAN, Ubifrance.


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Le logiciel grand absent de l’étude “Filières vertes” du gouvernement

8 décembre 2009 – 0:36 par Jeremy

Jeremy

Franchement très intéressante cette étude gouvernementale sur les filières industrielles stratégiques de la croissance verte! La France essaie de se positionner sur les marchés et technologies du futur, et c’est une excellente chose, pour une fois, que d’anticiper.

Quand bien même le rapport sur les “filières vertes” annonce haut et fort qu’il ne prétend pas à l’exhaustivité, il semblerait que le logiciel de management environnemental en soit le grand absent. Dommage car nos pays amis étatsuniens, australiens, anglais, allemands, néerlandais, autrichiens, et brésiliens n’ont attendu aucun rapport pour favoriser, au plus haut niveau politique (ex. le Président américain et le gouverneur de Californie, rien que ça, se font conseiller à juste titre et respectivement par les CEO de 2 startups américaines de logiciels environnementaux), l’émergence d’au moins un éditeur de logiciels de gestion environnementale de taille critique au niveau mondial. 

Pourtant, le rapport mentionne bien (en page 111, dans la filière #16 “Smartgrids électriques intelligents”, qualification un peu réductrice à côté de catégories telles que la métrologie - l’instrumentation et optimisation de procédés industriels, cherchez l’erreur) la faiblesse française en matière d’édition de logiciels..et de services informatiques. Ce dernier amalgame est poignant: l’édition de logiciels est une activité industrielle par essence, c’est-à-dire nécessitant des investissements considérables pour mettre sur le marché des solutions packagées et modulaires; au contraire des services informatiques qui sont une activité de..services - pas plus noble ou moins noble, mais fondamentalement différents, aussi différents que peuvent l’être la production de panneaux photovoltaïques et le conseil en efficacité énergétique.

Le logiciel est une industrie. Le logiciel vert une filière verte stratégique potentielle où la France, pays du Grenelle de l’Environnement et connu comme tel, aurait tout intérêt à se positionner très rapidement au risque une fois de plus de se laisser doubler par les pays Anglo-Saxons. Le logiciel est synonyme de balance commerciale positive (la R&D est souvent enracinée, au contraire des sociétés de services informatiques plus enclines à localiser la prestation proche de ses clients), d’intensité capitalistique, d’emplois hautement qualifiés, et de capacité de la France à exporter voire imposer ses méthodologies, celles que propose l’ADEME par exemple, au-delà des frontières de l’hexagone.

Alors, après les serious games et le web 2.0, à quand un appel à projets  sur le Green Software, comme le préconise l’AFDEL (association française des éditeurs de logiciels)?


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Obligations de bilan GES pour les entreprises: le scandale du Grenelle 2

4 décembre 2009 – 0:00 par Jeremy

Jeremy

Après le fiasco de la taxe carbone, un peu inutile car incomplète (on aurait bien aimé voir apparaître une véritable contribution climat - énergie incluant tous les combustibles non renouvelables, et notamment le nucléaire), la France s’achemine vers une nouvelle défaite, contre elle-même encore, sur le sujet de l’obligation pour les entreprises de réaliser leur bilan d’émissions de Gaz à Effet de Serre ou bilan GES.

En effet, si l’espoir était grand de voir naître avec le Grenelle 2 une réelle obligation pour les entreprises de plus de 500 salariés de réaliser chaque année leur Bilan GES (on aurait peut-être pu parler de Bilan Carbone, la méthodologie de l’ADEME, mais le gouvernement n’ont pas encore tranché quant au périmètre d’inventaire à employer), et donc de rentrer dans une démarche de comptabilité gaz à effet de serre nécessaire à la prise en compte par les organisations de leur impact sur le réchauffement climatique, et bien cette opportunité est aujourd’hui annihilée par l’ajout d’une clause très restrictive dans le projet de loi Grenelle 2, à savoir que seuls les secteurs fortement émissifs seront concernés.

En d’autres termes: rien de nouveau sous le soleil. Si le système de Cap-and-Trade européen (dit ETS: European Trading Scheme) avait, suite aux accords de Madrid et au PNAQ de 2004 (Plan National d’Attribution des Quotas), permis d’identifier environ 1300 sites industriels en France soumis à la Directive Permis et des objectifs de réduction des émissions de CO2, le projet de loi Grenelle 2 ne permet en rien à la France de prendre le leadership en matière d’engagement écologique dont notre Président, à la veille du Sommet de Copenhague, parle tant.

Il ne s’agit probablement pas d’hypocrisie ou de mauvaise foi de la part de nos dirigeants politiques, mais d’incohérence et d’absence de vision pour un dossier finalement très opérationnel: les bonnes volontés initiales (on parlait d’obligations pour les entreprises de plus de 50 salariés il y a encore 18 mois!) furent soumises à maintes pressions de lobbys puissants (comme pour l’électricité non soumise à la contribution climat - énergie) qui firent passer l’assiette à 250 salariés, puis 500, puis 500 + secteur fortement émissif par ailleurs déjà soumis aux ETS.

S’il serait inutile de revenir sur les très nombreux bénéfices pour les entreprises d’améliorer leur “efficience”, il est manifeste qu’à défaut d’être des experts de l’action et du pragmatisme, nous confortons chaque jour dans l’hexagone notre position de pionniers absolus dans la production de textes de lois inutiles voire redondants.

J’ai quand même l’impression, en tant que citoyen averti et chef d’entreprise engagé, que nous sommes parvenus à faire un énorme gâchis d’une superbe opportunité de transformer par le haut notre économie. Si le développement durable, c’est faire beaucoup avec peu, nous on a fait beaucoup de bruit pour pas grand chose avec la soi disant obligation de bilan carbone pour les entreprises, qui ne sert donc à rien - et ça, c’est quand même largement scandaleux.

Bon, le support (un blog d’entreprise) est peut-être un peu inapproprié, mais il fallait vraiment que ça sorte…


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