La position de Verteego vis-à-vis de l’avis français sur les .1% de REACH

30 décembre 2011 – 1:02 par Jeremy

Jeremy

Les questions de nos clients affluent quant à la réponse technique de Verteego devant l’avis français concernant les utilisateurs en aval et l’obligation de communication des informations sur les substances extrêmement préoccupantes (candidates ou d’autorisation) pour les articles dépassant le seuil de concentration de .1% masse/masse. Ce blog post était donc nécessaire pour vous apporter une réponse cohérente et homogène.

Pour le résumer grossièrement, cet avis indique qu’un article peut être composé d’objets qui eux-mêmes répondent à la définition d’un article (exemple pris: une boucle dans une ceinture). Par conséquent, dans l’interprétation française du texte, les fabricants et importateurs d’articles doivent s’assurer que chacun des sous-articles composant un article et disposant d’une fonction déterminée et autonome devront faire l’objet d’un effort de traçabilité auprès des fournisseurs en amont, et donc d’information des clients en aval.

C’est en tous cas dans cet esprit que les autorités françaises appliqueront des contrôles “pragmatiques et proportionnés aux enjeux sanitaires et environnementaux” des acteurs économiques et sociaux concernés. L’avis complet est accessible ici.

Pour permettre à nos clients de se conformer à cette interprétation française des articles 7.2 et 33 du réglement européen, nous prévoyons chez Verteego de modifier à l’occasion le générateur automatique de .pdf d’attestation fournisseurs pour que celui-ci fasse apparaître non plus les seules données consolidées au niveau de l’article livré, mais également les substances chimiques des sous-articles qui seront détaillés par le fournisseur dans le cadre de la décomposition de l’article livré.
Il incombera bien au donneur d’ordres, dans le plus pur respect de l’esprit de REACH, de s’assurer d’une bonne communication amont auprès de ses fournisseurs de la logique d’une telle approche visant à évaluer et minimiser les risques toxicologiques des consommateurs des travailleurs et de l’environnement, ainsi que les risques écotoxicologiques (pour l’environnement).

Nous fournirons ainsi à nos clients la fonctionnalité qui leur permettra de faire le nécessaire main dans la main avec leurs fournisseurs pour se conformer à moindre coût à cet avis hexagonal.

En matière de timing de mise à disposition, bien que nous ayons les idées claires sur la finalité liée à l’ajout de cette capacité d’appréhender cet avis français, son implémentation d’un point de vue technique pourra s’avérer plus ou moins ardue (en effet: pour définir un article participant d’un autre article, doit-on comme dans RoHS parler de matériau hétérogène ou la France compte-t-elle introduire la notion de sous-article répondant à l’existence d’une unité fonctionnelle autonome comme la lecture de l’avis nous le laisse penser?). Par conséquent, nous attendrons qu’un client sollicité par le régulateur (en France: les Douanes, la DGCCRF ou l’Inspection du Travail) s’adresse à nous pour, dans le cadre de son abonnement, guider nos développements vers une gestion simple, naturelle et efficace de cette légère sur-complexité réglementaire.


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NKM à la rencontre de Verteego sur Pollutec

23 décembre 2011 – 16:28 par Jeremy

Jeremy

Quel beau cadeau de Noël en avance pour Verteego! Parmi les 1400 exposants du salon Pollutec à Villepinte au début du mois de décembre, Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, a retenu de visiter entre une poignée d’autres stands celui de Verteego.

Anciennement chargée de la Prospective et de l’Economie numérique, il est vrai que Nathalie Kosciusko-Morizet est la Ministre parfaite pour appréhender les bénéfices pour l’économie française du développement de la filière “Logiciels Verts”.

Ce n’est pas mon associé Rupert Schiessl, cofondateur et Directeur Général de Verteego, qui me contredira: Rupert était aux anges de sa rencontre avec Madame la Ministre en même temps qu’époustouflé par  la profondeur des questions posées par “NKM” qui s’intéresse aux sociétés qu’elle visite de manière authentique, et mène manifestement une réflexion de fond sur le mariage entre technologies environnementales et technologies logicielles - ce qui est une excellente chose pour l’emploi qualifié en France, et le rayonnement de ce très spécifique savoir-faire français du logiciel vert à l’international.


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Formation au reporting carbone - interview de Christiane Saint-Gratien (IRSE)

2 novembre 2011 – 23:10 par Jeremy

Jeremy

A nos lecteurs, je vous recommande vivement, si vous cherchez une formation au management carbone, celle proposée par l’Institut RSE Management (son fondateur, Patrick d’Humières, interviewé par nos soins sur DecideursTV.com) et animée par Christiane Saint-Gratien, consultante très dynamique et expérimentée. Christiane saura vous communiquer son pragmatisme et vous mettre dans des situations utiles immédiatement à l’issue de la formation.

Christiane Saint-Gratien, pourriez-vous nous rappeler la mission de l’Institut RSE Management (IRSE) ?
  • L’Institut RSE accompagne les entreprises dans la mise en place de démarches RSE, et particulièrement dans la définition et la mise en œuvre de métriques et d’indicateurs, conformément aux grands référentiels (GRI, ISO26000, GHG Protocol, CDP, Grenelle 2, …) et à l’état de l’art des approches sectorielles.

L’IRSE lance une formation au pilotage et au reporting carbone. Pourriez-vous, nous en décrire le format ainsi que le contenu?

  • Cette formation se déroule sous la forme d’exposés magistraux entrecoupés d’exercices pratiques
  • Son contenu se divise en 4 parties :
    1. Présentation rapide des fondamentaux d’une stratégie carbone : enjeux, gouvernance, objectifs de réduction, analyse des risques et opportunités, axes de réduction, compensation carbone
    2. La seconde partie, la plus importante, aborde les basiques de la comptabilité carbone selon le GHG Protocol : périmètre organisationnel et opérationnel, méthode de consolidation, recalcul des émissions de l’année de référence, facteurs d’émission et données d’activité, évaluation des catégories du scope 3, modes de collecte et de consolidation des données, incertitudes, qualité des données, évaluation des émissions évitées
    3. Le reporting carbone : volontaire ou obligatoire, exigences et recommandations des principaux standards et règlementations : Grenelle 2 article 75, CDP, GRI
    4. Enfin, elle dressera la typologie et un bref aperçu des outils de mesure et de pilotage de l’énergie et du carbone

A qui s’adresse cette formation au pilotage et au reporting carbone?

  • Cette formation s’adresse à toutes les personnes en charge de la comptabilité et/ou du reporting carbone (responsables énergie/carbone, responsables du Développement Durable ou chargés de mission DD, responsables environnement, …)

Qui au sein de l’IRSE assurera cette formation au pilotage et au reporting carbone?

  • Je suis personnellement en charge de l’animation de cette formation. Membre de l’APCC (Association des Professionnels et Conseil Carbone), certifiée Bilan Carbone et anciennement fondatrice du cabinet Green Advisor, spécialisé en stratégie et management carbone, j’ai rejoint récemment l’Institut RSE comme expert des questions énergie/climat/carbone.

En quoi la formation au pilotage et au reporting carbone proposée par l’IRSE est-elle différente des formations au bilan carbone proposées par des consultants spécialisés ?

  • Cette formation permet de comprendre les concepts, les principes et la méthodologie opérationnelle de mise en œuvre de la comptabilité et du reporting carbone à l’échelle d’un groupe.
  • Elle se différentie des formations « Bilan Carbone » en traitant tout particulièrement la question de la définition des périmètres, l’identification des sources d’émission selon le découpage du GHG Protocol et la typologie des données à collecter, la problématique de la consolidation des entités, l’organisation du reporting externe et les meilleures pratiques associées.
  • Elle n’est pas basée sur l’utilisation d’un tableur. Les exercices sont des exercices de modélisation de périmètre, d’identification de sources d’émission et de présentation du reporting, contrairement aux formations Bilan Carbone qui sont très tournées vers la manipulation de l’outil.

Cette formation me permettra-t-elle de réaliser moi-même mon inventaire carbone ou devrais-je quand même passer par un bureau d’études climat - énergie ou un conseil accompagnateur?

  • Cela va dépendra de plusieurs paramètres : le périmètre d’inventaire souhaité (quel niveau de profondeur pour le scope 3 notamment), la complexité de votre inventaire en fonction de votre secteur d’activité (émissions de procédés à intégrer par exemple), votre niveau de maturité sur la comptabilité carbone (vous avez déjà réalisé un bilan carbone pour votre siège ou pour un site), l’utilisation d’un logiciel pour la consolidation, etc …

Si des lecteurs du Verteeblog souhaitent vous contacter ou s’inscrire à cette formation, que doivent-ils faire?

Ou me contacter directement par courriel: csg@institutrse.com

Merci Christiane! A nos lecteurs, dépêchez-vous! la prochaine aura lieu le 25 novembre 2011



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SI Logism / Eco Logism: entretien avec Danuta Siefert et François-Bernard Denizot

6 octobre 2011 – 12:01 par Jeremy

Jeremy

Comme souvent maintenant sur ce blog, la mise en avant d’un partenaire rapproché de Verteego. Chez Verteego, travailler avec les meilleurs partenaires fait partie de notre engagement à servir le mieux possibles nos clients, en s’assurant que les conseils en implémentation les plus pertinents et compétents leurs garantissent le succès de leurs projets. Quand nous avons rencontré SI Logism (et maintenant Eco-Logism) il y a 18 mois, j’ai pu réaliser à quel point leur modèle était similaire au nôtre: SI Logism (une trentaine de consultants, une dizaine de millions d’euros de chiffre d’affaires) cherche en permanence à étayer ses offres des solutions logicielles, experts complémentaires, fournisseurs de services à même de répondre aux besoins de ses clients. C’est cette compatibilité d’humeur, conjuguée à l’état d’esprit irréprochable, généreux, et empathique de son fondateur, le très charismatique François-Bernard Denizot (l’un des loups blancs de la prod’ informatique en France, qui d’ailleurs est et a toujours été l’un des premiers consultants, en matière de volumes de production de missions, de la société!), et la cérébrale, sympathique et méthodique Danuta Siefert.

Danuta et François-Bernard nous relatent ici la naissance d’une offre, une première dans l’hexagone, de gouvernance verte pour la production informatique, pour aider les entreprises à définir et déployer avec succès une stratégie globale green IT / IT for green / green for IT. Cette offre, je l’ai découvert en réalisant cette interview, s’est matérialisée par la création d’un nouveau pôle dans le Groupe SI Logism, Eco-Logism.

Je terminerai, pour me répéter et avant de vous laisser lire leurs propos passionnants, en insistant sur l’extraordinaire ADN partenarial du Groupe SI Logism qui, toujours dans l’intérêt de ses clients, agit telle une “assurance réussite” pour ses partenaires tellement l’accompagnement est assidu, et le savoir-faire en management de projets naturel. C’est un plaisir, relationnel et intellectuel, d’avancer dans la roue d’une société ouverte sur le monde, compréhensive de l’intérêt de ses partenaires, dévouée à la cause de ses clients, telle que SI Logism.

1. Qui êtes-vous François Bernard-Denizot / Danuta Siefert?

Danuta : Consultant senior en organisation et gouvernance des S.I. éco-responsables

François-Bernard : Consultant en Production Informatique et fondateur de SI-LOGISM

2. Quel fut votre parcours avant d’en arriver là?

Danuta : un itinéraire classique traversant 3 grandes SSII, de chef de projet à consultant en gouvernance des SI

Francois-Bernard : un itinéraire moins classique, dans l’administration tout d’abord, conversion à l’informatique en 1981 comme DSI (ça ne s’appelait pas ainsi à l’époque) de la Ville de Paris, puis, après passage chez 3 SSII ou éditeur, création du cabinet SI-LOGISM

3. Quelle est l’activité du Groupe SI-LOGISM ?

Le Groupe SI-LOGISM est une fédération de pôles de compétences constituée au fil des opportunités, sans planification a priori. Les éléments d’homogénéité sont les suivants :

· la compétence concernée relève de l’informatique,

· l’objectif de chaque pôle est de recruter les meilleurs spécialistes du sujet, non de croître à tout prix,

· la condition nécessaire de constitution d’un pole est la présence d’une personne ou d’un groupe désireux de se lancer dans l’entreprise.

Les pole de compétences sont à ce jour les suivants :

· pôle production informatique (SI-LOGISM)

· pôle expertise en développement d’applications critiques (PRO-LOGISM)

· pôle gouvernance des systèmes d’information (AXIO-LOGISM)

· pôle gestion d’identité (ID-LOGISM)

· pôle achats informatiques (AJI-LOGISM)

et maintenant ECO-LOGISM, pour l’organisation et la gouvernance des SI éco-responsables

4. Comment en êtes vous arrivés à la gouvernance « verte » ?

Danuta :

  • curiosité personnelle, volonté d’évolution professionnelle autour d’un sujet inévitable à notre époque ;
  • compétences et expérience en matière de l’organisation et de la gouvernance des SI, basés sur les cadres normatifs d’ISACA/AFAI (Cobit/Val IT,…) et le constat, que l’approche stratégique du « domaine verte » n’existe pas
  • un autre constat, fait sur le terrain, qui met en évidence que les Directions des Systèmes d’Informations et notamment les Directions de Production Informatique apportent, parfois sans le savoir, leur pierre à la contribution de leurs entreprises au Développement Durable.

Elles le font principalement dans le cadre des économies d’énergie dont elles sont fortement consommatrices, et aussi, quand on le leur demande, pour satisfaire aux obligations règlementaires.

Mais sont elles aussi conscientes des enjeux associés à leur « réputation verte », qui constitue aujourd’hui un facteur déterminant de conquête ou de préservation de parts de marché ?

On peut en douter, car la coordination entre opérationnels de l’informatique d’une part, responsables du Développement Durable, du marketing, et de la communication d’autre part se trouve rarement assurée dans de bonnes conditions.

Le meilleur moyen de la garantir est, certainement, d’inscrire les nouvelles exigences nées des impératifs du Développement Durable dans le cadre d’une démarche directement inspirée de la Gouvernance des Systèmes d‘Information.

Francois-Bernard : par opportunité - il y a un besoin, et en tant qu’experts de différents domaines, nous avons considérés que nous étions bien placés pour y répondre

5. Qui sont les clients naturels du Groupe SI- LOGISM ? A qui vous adressez-vous?

Francois-Bernard : nos premiers clients sont les clients de nos principaux pôles de compétences : production, systèmes critiques, gestion d’identité. Les organismes financiers (Banque, assurances…) sont particulièrement demandeurs de conseil dans ces différents.

En termes de fonctions, nous nous adressons donc d’abord aux Directeurs de Production, et aux DSI, et maintenant, aux Directeurs du Développement Durable, Directeurs de Qualité, de Marketing et de Communication,…

6. De quelle réalisation client êtes-vous le plus fier?

Francois-Bernard : d’avoir fait comprendre à un de nos clients, DSI d’une grande banque, qu’il devait prendre les devants en matière de développement durable, sous peine de se voir imposer ces préoccupations « par en haut », dans un contexte non maîtrisé

7. Comment se différencie SI-LOGISM de ses confrères?

Danuta et Francois-Bernard :

Du point de vue humain et organisationnel:

§ cabinet à taille humaine et à structure familiale (60 collaborateurs après 15 ans d’existence), non hiérarchique, nécessitant une grande autonomie des consultants, « âge de senior »  au moyenne J

§ Pas de force commerciale, consultants autonomes et rapidement associés aux résultats du cabinet

Du point de vue professionnel:

§ la base méthodologique complète et structurée, qui encadre des fonctions clés telles que la réalisation des bénéfices restant en équilibre avec le management des risques, planification stratégique des technologies de l’information, transformation organisationnelle, architecture des technologies de l’information, développement, mise en œuvre et maintenance d’applications et de systèmes, ainsi que leur exploitation.

§ l’expertise - le haut niveau d’expertise et d’expérience est un trait commun à l’ensemble des intervenants qui composent les différents pôles de compétences du Groupe SI-Logism,

§ la capitalisation des expériences - SI-LogisM s’attache systématiquement à consolider les expériences de ses consultants, au travers de l’élaboration permanente d’une méthodologie commune et l’intervention en équipe,

§ l’indépendance - la complète indépendance des consultants SI-LOGISM par rapport aux constructeurs, aux éditeurs et autres partenaires est un gage d’objectivité des préconisations issues des études

8. Votre meilleur souvenir en tant qu’entrepreneur, consultant et chef d’entreprise?

Danuta : Accord de mon PDG pour annoncer l’existence du nouveau pôle de compétences - Eco-Logism

Francois-Bernard : découvrir qu’il y avait des perspectives d’activité derrière la « verdure »

9. Quelles sont les perspectives d’évolution d’ECO-LOGISM : de sa structure ? des

offres?

Danuta, Francois-Bernard : notre problème est aujourd’hui de consolider notre offre « green » (Green Value Management) en nous appuyant sur des correspondants ayant pignon sur rue.

En premier lieu l’AFNOR, avec qui nous travaillons dans deux directions :

  • la participation à la rédaction d’un livre blanc
  • le montage d’un atelier, au niveau français ou européen, susceptible de déboucher sur une norme.

Nous sommes également en relations avec le CRIP, ainsi qu’avec différentes organisations intéressées par le sujet, tels que Liens Directs, etc.

10. Qui sont les partenaires d’ECO-LOGISM ?

Nous commençons à nouer des partenariats opérationnels et commerciaux, avec VERTEEGO, et son écosystème, avec OVASYS, … et bien sûr de nombreux consultants indépendants susceptibles de constituer à terme notre propre « écosystème ».

11. Pourriez-vous nous décrire la valeur client de faire appel aux services d’ECO-LOGISM et de VERTEEGO ?

Verteego apporte une capacité de calcul et d’analyse pour répondre de façon objective aux exigences de mesures, qui seront dès 2012 portées par la règlementation, française et européenne.

ECO-LOGISM permet aux Directions de Production, DSI, Directions du Développement Durable… d’apporter la preuve, que les préoccupations exprimées par la loi RSE sont effectivement prises en compte et que les résultats sont là.

12. Pourriez-vous citer un cas concret de collaboration commune chez un client?

La Banque Postale, qui s’interrogeait sur le choix d’un outil de mesure, et à qui nous avons fait valoir que, compte tenu de l’exercice que nous avions mené pour notre propre compte, le ROI d’un investissement supplémentaire dans cette recherche n’était pas évident.

13. Quel est votre avis sur l’état de maturité des politiques Green IT du secteur bancaire en France?

Danuta : Green IT – relativement bonne (exemple : virtualisation, cloud, etc)

Toutefois, la création de la valeur est, dans contexte économique actuel, un enjeu primordial des entreprises. Leurs dirigeants doivent démontrer qu’ils maîtrisent le mécanisme de création de valeur et notamment de valeur du futur, de « valeur verte », comprenant les aspects environnementaux, financiers et sociétaux, qui doivent évoluer conjointement.

La qualité de ce savoir-faire joue un rôle de plus en plus significatif dans la valorisation des entreprises sur le marché.

En effet, malgré la valeur ajoutée, notamment sur le plan financier, que peut apporter le déploiement de solutions technologiques, économes en énergie, les investissements correspondants ne délivrent pas toujours la valeur additionnelle attendue.

Notre vision est que cette difficulté réside dans l’organisation traditionnelle des entreprises (développement durable, innovations, informatique, achats, marketing/communication, … ) dans lesquelles les départements sont souvent cloisonnés dans des unités distinctes et autonomes, et se heurtent au problème d’insuffisance de la communication transverse.

Notre expérience montre, qu’aucune de ces organisations n’est en mesure de mettre en place une politique de gestion de l’impact en émissions des gaz à effet de serre et, au départ, de façon très pragmatique, de gestion de l’énergie efficace.

Par contre, les entreprises qui ont réussi à atteindre cet objectif sont celles, qui ont créé des organes de Gouvernance Verte et mis en œuvre un processus adéquat, capable de promouvoir les initiatives du domaine d’éco-responsabilité et de suivre leur évolution dans le temps de manière transversale, auprès des différentes entités de l’organisation.

14. Que recommanderiez-vous à un DSI d’une banque qui souhaiterait définir une gouvernance Green IT créatrice de valeur?

Danuta : faire appel à nous ! :) Plus sérieusement – notre vision (Green Value Management – processus d’amélioration continue) est précisée dans le livre blanc de l’Afnor (en cours de rédaction), qui définit « Les bonnes pratiques pour mettre en œuvre des Systèmes d’Information éco-responsables »

15. Que recommanderiez-vous à un chef de projets Green IT d’une banque pour déployer des actions Green IT efficaces?

Danuta : Mettre en place le processus d’amélioration continue GVM (cf livre blanc de l’AFNOR) qui est structurant et prend en compte tous les éléments requis pour pouvoir déployer efficacement des actions éco-responsables.

C’est une démarche modulaire, permettant d’initialiser le programme de changement par la mise en place des étapes indépendantes mais complémentaires, à partir du module choisi en fonction des besoins et du niveau de maturité en matière d’éco-responsabilité

16. Votre rêve le plus fou pour ECO-LOGISM ?

Danuta : exporter mes idées hors la France, par exemple grâce à l’AFNOR

Francois-Bernard : prouver que c’était un bon filon


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Gérants Verts: entretien avec Yvon Berthel-Venezia, P-DG de la CAHPP

21 septembre 2011 – 2:19 par Jeremy

Jeremy

En animant cette édition de l’émission Gérants Verts, j’ai certes découvert un métier (celui de centrale d’achats hospitalière et médico-sociale), découvert une société (la fameuse CAHPP, prononcer “cape”), découvert que la notion d’écosystème, concept biomimétique s’il en est, s’applique parfaitement au secteur médical, mais surtout découvert une personnalité pleine de charisme, d’authenticité, de “parler vrai”, sans bullshit, avec classe, modestie, et talent: celle d’Yvon Berthel-Venezia, le P-DG de la CAHP. Comme quoi il est facile quand on parle de choses passionnantes de conjuguer un moment sérieux, d’apprentissage, et d’écoute, et plaisir de partager des actions très concrètes - en l’occurrence, dans le cas de la CAHPP, favorables à la santé de tous et à l’environnement. Des actions “d’utilité publique” suis-je tenté de dire: aussi je souhaite à un maximum d’entre vous une très bonne lecture de la présente vidéo, et vous invite à la diffuser autant que faire se peut, en espérant que les valeurs durables soient très contagieuses!

Si j’étais au gouvernement, je ne pourrais me passer des conseils d’Yvon Berthel-Venezia pour améliorer le système de santé français.
PS: grâce à cette émission, j’ai pu rencontrer une autre sacré personnalité, le brillant Serge Tapia, fondateur de la société Au Service de l’Evènement, qui accompagne la CAHPP et Yvon Berthel-Venezia depuis et pour longtemps

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Le Plan Climat-Energie de l’Agglomération de Sarreguemines est lancé!

31 août 2011 – 14:25 par Jeremy

Jeremy

la CASC en rouge sur la carte

la CASC en rouge sur la carte

A l’occasion de la semaine du Développement Durable du mois d’avril 2011, la “CASC”, pour Communauté d’Agglomération de Sarreguemines Confluences, en Lorraine, lançait son Plan Climat Energie Territorial (PCET). Son Président, Mr Roland Roth, porteur d’une vision de responsabilité énergétique et environnementale de long terme pour son territoire, a défini en cette occasion le Plan Climat Energie de la CASC comme une ”Feuille de route pour un avenir durable“. Son objectif? intégrer dans les compétences des agents et partenaires du territoire une composante d’adaptation aux contraintes climatiques et énergétiques, et d’atténuation de son impact. En filigrane, la perspective pour la CASC de continuer à innover, en amont des réglementations, tout en sensibilisant aux thématiques climat - énergie, et en assurant à ses administrés un avenir économique et social moins dépendant de ressources naturelles et énergétiques dont les tarifs augmentent en se raréfiant. Un programme ambitieux, qui a le mérite de s’être manifesté, depuis 2009, par des embauches, et aussi des actes.

Aujourd’hui, ou plus précisément le 8 septembre 2011, la CASC lance une concertation ouverte et concrète se traduisant par l’organisation d’ateliers thématiques appliqués aux grands postes d’émission de carbone (efficacité énergétique des bâtiments de la CASC comme des logements collectifs et individuels / entrepôts / commerces / industrie, transports durables et identification de pistes pour amenuiser l’impact des transports sur tout le territoire, Green IT, traitement des ordures ménagères et pratiques de tri,…) de l’agglomération.

Le périmètre considéré sera très large et comprendra:
- à titre d’exemplarité et de sensibilisation, son patrimoine (une dizaine de bâtiments dont le siège de l’agglo, le gymnase, la médiathèque,…)
- les services et compétences opérés par ses agents et délégataires à l’attention des administrés (assainissement, zones d’activité économique, centre nautique, collecte des ordures ménagères, transports publics,…)
- évidemment, la composante territoriale: l’objectif est d’identifier des pistes d’actions utiles à tous les administrés ainsi qu’à l’ensemble des parties prenantes de la CASC.

Les groupes de travail s’appuieront sur les conclusions du premier triple diagnostic (patrimoine; services & compétences; territoire) d’émissions de gaz à effet de serre réalisé par l’équipe Environnement et Développement Durable de l’agglo de Sarreguemines, utilisatrices de l’application web d’évaluation et suivi du carbone de Verteego (la CASC fut la toute première collectivité publique à faire confiance à Verteego, et pour cela nous ne les remercierons jamais assez). A l’aune des actions qui seront imaginées, retenues, puis déployées au travers des ateliers du Plan Climat territorial, la CASC souhaite mettre à jour le bilan des émissions de GES du patrimoine et de ses services & compétences tous les 2 ans, et le bilan carbone territoire selon une fréquence triennale, ceci afin de visualiser l’efficacité de ces actions. Son objectif de réduction est en ligne avec les recommandations du Protocole de Kyoto, à savoir de -3% / an.

Sur ce, souhaitons aux participants des ateliers du Plan Climat de l’Agglomération de Sarreguemines Confluences des débats passionnants et surtout fructueux et efficaces.


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Lancement des solutions Verteego en Suisse via la société Net QI

14 mai 2011 – 20:23 par Jeremy

Jeremy

carte de la Suisse

carte de la Suisse

Après l’ouverture pour Verteego de l’Espagne via notre partenaire distributeur Criterio Sostenible la semaine dernière, Verteego poursuit son expansion continentale. Nous avons l’immense plaisir d’annoncer officiellement la finalisation d’un partenariat avec la société genevoise Net QI, qui dorénavant assurera la promotion, la distribution et le support client & partenaires des solutions Verteego pour nos futurs clients suisses, tout comme le recrutement et l’animation d’un réseau de partenaires helvètes certifiés destinés à garantir le succès des implémentations des solutions Carbonpark (Platform-as-a-Service d’évaluation environnementale), Verteego Carbon (application web de comptabilité carbone), et REACH Garden (traçabilité des substances chimiques dangereuses dans la chaîne d’approvisionnement).

Ci-dessous une interview du fondateur et dirigeant de Net QI, Jean-Bernard Busset, qui du haut de ses plus de quarante ans d’expérience de l’entreprise au sein d’organisations exceptionnelles telles l’Oréal, Revlon, SAGE, et ses qualités de citoyen impliqué dans la gestion de collectivités locales, sera l’interlocuteur privilégié des dirigeants d’entreprises suisses et élus de collectivités helvétiques qui souhaitent, avec les solutions Verteego, opérer une transformation douce de leur modèle pour augmenter leurs performances sur le long terme.

Cela fait bientôt 6 mois que nous travaillons, les équipes de Verteego et Jean-Bernard, à ce lancement, et nous sommes très enthousiastes à l’idée d’être enfin opérationnels en Suisse, pays voisin de la France et précurseur dans de très nombreux domaines environnementaux.

- Quel est votre parcours Jean-Bernard Busset?

Je suis né il y a 65 ans à 1100 mètres d’altitude, dans les Alpes vaudoises. En raison de l’éloignement de mon lieu de naissance, j’ai suivi un parcours atypique dans mes études et formations : apprentissage de compositeur-typographe, maturité commerciale en cours du soir, séjour en Allemagne, à Düsseldorf, où j’ai travaillé dans la pub et où j’ai même suivi une formation publicitaire également par cours du soir. Puis retour en Suisse pour suivre une école privée et obtenir un diplôme de « Cadre Marketing/Publicité ». En 1972, j’entre à l’Oréal Suisse comme assistant en publicité et j’en ressors 12 ans plus tard avec le titre de Directeur général adjoint de Division… Outre l’expérience unique acquise, j’ai pu y bénéficier d’une formation complète de management d’entreprise sur le campus de l’INSEAD à Fontainebleau.

Il s’en suit une dizaine d’années de créations et gestion d’entreprises diverses (chaîne de salons de coiffures, bureau de vente pour la Suisse romande et la France d’un logiciel de gestion des temps de présence et de production, participation à la création de Genilem, institution offrant un accompagnement opérationnel aux jeunes entreprises). En 1995, je me mets au service, comme ingénieur de vente indépendant, d’une SSII distribuant en Suisse un ERP développé en France pour les PME. Ma plus belle affaire sera la vente et la coordination de l’implémentation auprès des Eaux minérales Henniez, leader de son marché en Suisse.

- Et la société Net QI ?

Début des années 2000, je ressens le besoin de créer ma propre affaire dans le domaine du CRM. Constatant que ces outils prennent une part toujours plus importante dans le développement des affaires des grands groupes, je décide d’apporter ce concept aux PME que je connais bien. C’est ainsi qu’est née la société Net QI en partenariat avec Bernard Stock qui dirigeait une SSII du même nom en région parisienne.

L’offre de Net QI était en ceci originale qu’elle recouvrait l’ensemble de la problématique CRM : une application CRM ne pouvait apporter à l’entreprise une valeur ajoutée suffisante que si l’ensemble du personnel était sensibilisé à l’importance de la Relation Client. C’est pourquoi j’ai mis en place des prestations visant à faire de l’entreprise « une entreprise orientée clients » : Audit CRM, éléments de formation visant à introduire une Stratégie d’Orientation Client et la vente des applications de Sage CRM : Saleslogix, Sage CRM et Sage Contacts (Act!).

A cette offre s’ajoutait des outils informatiques complémentaires développés par Bernard Stock, outils permettant l’intégration d’applicatifs hétérogènes à une ou plusieurs bases de données. A une époque où ces produits appelés ETL (pour Extract, Transform, Load) n’étaient accessibles qu’à des grands groupes, Net QI proposait des solutions simples et surtout bon marché.

Aujourd’hui, Net QI se concentre sur le conseil CRM aux entreprises : Audit CRM, Stratégie d’Orientation Clients, Choix et implémentation d’un outil CRM. Mais plus seulement…

Ma récente rencontre avec Verteego et l’un de ses fondateurs Jérémy Fain fin 2010 a agi comme une révélation pour moi. Les applications liées à la préservation de l’environnement ont un formidable potentiel de développement, les différents contacts relatifs à cette réalité m’ont confirmé cette perspective. J’ai donc décidé, après une analyse approfondie des perspectives du marché, d’intégrer l’activité de distribution en Suisse des outils Verteego dans Net QI.

Et en dehors de votre parcours professionnel et de la mission de votre société Net QI, avez-vous d’autres choses nous révéler sur vous-même ?

Oui, je suis marié depuis plus de 40 ans, j’ai un garçon de 38 ans et une fille de 35 ans qui m’ont donné chacun un petit-fils ! Pour moi qui ai souvent provoqué ou subit des changements dans ma vie professionnelle, ma famille représente un élément stabilisateur important !

Durant les années 90, j’ai été élu durant 8 ans de ma ville de 20.000 habitants en périphérie de Genève. Depuis lors, j’assume la fonction de secrétaire général d’une communauté de communes transfrontalières françaises et suisses que j’avais créée à l’époque, la CCIT (Commission Consultative Intercommunale et Transfrontalière).

Je m’intéresse également aux médias en général et en particulier à la Radio et Télévision de service public en Suisse. Je suis délégué du Canton de Genève au Conseil du Public de la RTSR (Radio Télévision Suisse Romande), un organe chargé de faire le lien entre les auditeurs et téléspectateurs et les professionnels pour parler qualité des programmes.

- Quel est selon vous l’état du marché en Suisse des solutions de gestion environnementale?

Il y a quelques réalisations concrètes, notamment dans le domaine de la gestion des déchets, on arrive à Genève à un taux de recyclage 43%, ceci sans mesures coercitives, mais en intensifiant la pose de centres de tri à proximité des habitations. L’objectif est d’arriver à 50% en 2012. Au niveau politique, un grand nombre de propositions voient le jour, encouragées par la venue de plusieurs élus Verts dans les exécutifs cantonaux (à Genève, il y en déjà deux sur sept !). Les mesures vont plutôt vers l’encouragement que vers la contrainte. Les entreprises sont cependant de plus en plus conscientes des avantages concurrentiels que peuvent leur apporter des mesures concrètes de diminution des gaz à effet de serre et de substitution des substances chimiques dangereuses pour la santé et l’environnement. D’ailleurs, quand bien même la Suisse n’est pas concernée par le règlement européen REACH, il y a une véritable volonté politique de se conformer quand même à REACH! en raison des bienfaits pour le tissu économique et social d’un tel règlement, qui réduit significativement la pression financière sur le système de santé au travail.

- Êtes-vous en recherche d’autres partenaires?

Je veux entamer une approche pragmatique du marché, en essayant de faire de mes premiers clients des partenaires dont l’expérience servira à l’acquisition de nouveaux clients. C’est à ce moment que je percevrai mieux de quels types de partenaires, intégrateurs informatiques, accompagnateurs du changement, conseils en environnement, ou autres, j’aurai besoin exactement.

- A quand une économie suisse “bas carbone”?

Bien qu’étant située hors de l’Union Européenne, l’économie suisse est très dépendante de l’étranger. On dit souvent que sur 2 francs gagnés en Suisse, 1 franc provient de l’Union Européenne. Les entreprises suisses sont très dépendantes des règlements européens car elles ont toutes des fournisseurs et des clients dans l’UE. Ainsi, pour garder leur compétitivité, elles se doivent d’adapter leurs procédures, surtout actuellement en raison de la forte baisse du cours de l’Euro face au Franc suisse (env. -20% en 1 an).

Par ailleurs, le gouvernement a promulgué dès le début des années 2000 une loi encourageant les entreprises à diminuer leurs émissions de CO2. Pour échapper à une taxe CO2, elles doivent démontrer qu’elles ont suivi un objectif de réduction. Voici un extrait du dernier rapport de l’OFEV (Office fédéral de l’environnement) :

Le bilan de 2009 est une nouvelle fois réjouissant. En effet, les entreprises n’ont émis que 2,6 tonnes de CO2, soit moins que les 3,1 tonnes admises. Elles ont donc, de manière globale, dépassé l’objectif de réduction, poursuivant ainsi la tendance de 2008, où le dépassement de l’objectif était de 0,4 million de tonnes de CO2.

- Même question pour les substances dangereuses: à quand une économie suisse débarrassée de ses risques de maladies du travail et de toxicité des produits pour les consommateurs?

Le gouvernement et les entreprises sont très concernés par la réglementation REACH. J’en veux pour preuve la réponse du Conseil fédéral à un député le 13 mai 2009 :

La révision de l’OChim (Ordonnance sur la chimie) du 14 janvier 2009 constitue une première étape en vue de la suppression des obstacles au commerce. D’autres entraves dues à REACH subsistent toutefois en cas d’exportation vers l’UE. C’est pourquoi le Conseil fédéral a décidé le 29 octobre 2008 d’envisager une collaboration avec l’UE dans le domaine des produits chimiques. Sur mandat du Conseil fédéral, des entretiens exploratoires ont actuellement lieu pour évaluer les conditions nécessaires à une collaboration. En fonction de leurs résultats, le Conseil fédéral décidera au cours du second semestre 2009 de la suite à donner à ces entretiens.

- Vos recommandations à un industriel suisse qui souhaiterait gagner de l’argent grâce à la performance environnementale?

“Vous vous trouvez, comme toute l’économie européenne, à un tournant de l’activité industrielle. Aujourd’hui déjà, la clientèle se fait de plus en plus exigeante pour que les fournitures qu’elle vous achète soient fabriquées dans le respect des normes environnementales. Adopter une comptabilité CO2 pour réduire vos impacts environnementaux, garantir à vos travailleurs et consommateurs la traçabilité des substances chimiques dangereuses pour la santé et l’environnement dans votre chaîne d’approvisionnement, c’est renforcer votre compétitivité, c’est répondre à une exigence forte du marché et c’est aussi adapter de manière proactive votre outil de production aux directives légales qui, si elles ne sont pas encore en vigueur, le seront assurément à court terme !”

Merci Jean-Bernard.


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Textile: le durable n’est pas une mode mais une évolution structurelle du secteur

3 avril 2011 – 16:10 par Jeremy

Jeremy

Verteego a la chance de disposer de son siège social en plein cœur de Paris, dans le quartier du Sentier – l’antre historique de la confection et du textile parisiens. Notre local principal, où officie une partie des équipes de R&D, les commerciaux et où nous disposons d’une salle de réunion, remplace même un ancien dépôt de prêt-à-porter: nos larges vitres attestent de la présence de quais de chargement encore actifs au début des années 90, et l’un des murs du plateau de R&D arbore toujours fièrement un rack d’entreposage de palettes et cartons.

La densité des acteurs de l’économie du textile dans notre quartier, et l’importance grandissante du vertical textile dans les affaires de Verteego, me conduit, pour mieux comprendre nos clients et me renseigner sur leurs actualités, à acheter régulièrement l’excellent Journal du Textile – la bible hebdomadaire des professionnels de l’habillement – disponible au kiosque à la sortie du métro.

Cette semaine (numéro 2079 du 29 mars 2011), le Journal du Textile consacrait ses premières pages dites “Evènement de la semaine”, à la mobilisation d’une série de poids lourds du secteur en facteur du développement durable.

Un article sur un autre article, c’est toujours bizarre évidemment, et puis je ne suis pas journaliste et ne peux que vous inciter à faire l’acquisition du Journal du Textile qui est, encore une fois, LA référence des pros du secteur, mais en tant qu’observateur des marchés du textile – habillement – mode – sport, et acteur du marché de l’environnement, je pense que le JdT voit juste et que les mouvements tectoniques du secteur sont le signe d’une véritable marche en avant, un engouement tardif mais réel face aux demandes des consommatrices et consommateurs.

Voici donc, sous la forme de bullet points, un bref résumé des quelques initiatives abordées dans cet article:

- PPR lance PPR Home (du nom du film de Yann Arthus-Bertrand soutenu par le groupe à hauteur de EUR 10m), une division consacrée exclusivement au développement durable;
- Pour contrer son rival Puma qui allège son packaging afin de réduire productions de déchets et émissions de carbone, Adidas lance son plan environnemental visant à optimiser la consommation d’eau liée à la culture, l’extraction, et la transformation de sa matière première principale: le coton;
- Armor Lux se conforme à la norme de responsabilité sociétale ISO 26000;
- 33 grandes marques étatsuniennes se rassemblent pour former la Sustainable Apparel Coalition dont l’une des missions sera de créer une banque de données de produits autour des critères d’usage de l’eau, consommation d’énergie, production de déchets, présence de substances chimiques, émissions de carbone, conditions de travail;
- 20 entreprises de la filière textile / habillement dont le Coq Sportif, Levi Strauss, Kickers, H&M, Oxylane, Promod, Redoute, Auchan & Casino, ou encore Rip Curl, vont tester l’affichage environnemental;
- l’Union des Industries Textile (UIT) veut créer un outil d’autodiagnostic développement durable (similaire à notre premier service MyVerteego?) pour les PME de la filière;
- Rhône-Alpes, première région de France en matière de nombre d’acteurs textiles, fédère ses entreprises autour du développement durable pour augmenter le business! et l’Alsace donne dans des actions collectivités aux objectifs similaires.

Que de magnifiques initiatives! pour un secteur qui touche de près, jusque la peau, de jour comme de nuit, de tout le monde, et qui est on ne peut plus globalisé et concurrentiel. Ces 4 pages-témoignages sont pour moi un indice qui ne trompe pas: dans le secteur fashion & apparel, la performance environnementale & sociétale n’est plus une mode mais une lame de fond inexorable et un vecteur de big business

Tout ceci est évidemment une excellente nouvelle pour Verteego: nous sommes idéalement positionnés pour répondre, avec CarbonPark.com aux enjeux d’affichage environnemental du secteur textile – habillement, avec REACHGarden.com aux enjeux de traçabilité des substances dangereuses (REACH, China REACH,…) pour la santé (toxicité) & l’environnement (écotoxicité) dans les articles & la chaîne d’approvisionnement.


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L’empreinte environnementale des services d’eau

2 avril 2011 – 20:30 par Jeremy

Jeremy

La France, puissance mondiale de l’eau, a su, en inventant le modèle de la délégation de service public, faire émerger un marché local immense et des leaders industriels mondiaux tels que Veolia Eau, la Lyonnaise des Eaux (GDF Suez), la SAUR (Séché Environnement), et des challengers dynamiques tels l’Eau Pure, membre comme Verteego du cluster écotechnologique Durapôle.
Ces acteurs, malgré des mouvements inverses épidermiques de communes qui internalisent les régies d’eau, ont pris appui sur une demande hexagonale significative émanant des collectivités pour exporter leur savoir-faire et faire figure d’acteurs incontournables dans les pays industrialisés & développés comme dans les pays émergents ou encore en voie de développement.

Ce marché de l’eau est caractérisé de diverses manières. Dans le désordre, et à travers différents points de vue, on peut citer :
- D’un point de vue économique, la diversité du prix de l’eau, souvent fixé par la collectivité ;
- D’un point de vue marketing et commercial, les procédures d’attribution complexes ;
- D’un point de vue de la responsabilité sociétale, la qualité attendue du service proposé, éminemment fondamentale pour des raisons de disponibilité mais aussi et surtout en raison des enjeux sanitaires que l’eau, une ressource vitale, renferme à la fois pour l’espère humaine (toxicité) et pour l’environnement (écotoxicité) ;
- Et enfin, d’un point de vue sociologique, la prise de conscience encore relative mais de plus en plus répandue de la rareté des ressources naturelles, et des enjeux liés aux risques d’épuisement de l’eau dans certains quartiers du village mondial. Bon an mal an, cela entraîne des comportements plus écologiques de la part des consommateurs et des procédés plus économes en eau du côté des industriels (par exemple en faisant appel à de l’eau grise), engendrant une baisse des volumes d’eau utilisés. Autrement dit, comme l’ont affirmé avec justesse les grands acteurs de l’eau et quand bien même il reste beaucoup de chemin à parcourir dans le sens d’une meilleure gestion des fuites et d’une relégation à l’état de souvenir des gâchis, on ne consomme pas moins, on consomme mieux.

Nous disions donc que la France dispose d’une position de marché envieuse sur les marchés de délégation d’assainissement et de traitement de l’eau, mais nous oubliions que la concurrence internationale s’exacerbe et se multiplie.
A côté de cela une lame de fond côté clients, les collectivités, n’est autre que l’intégration progressive, mais systématique, de critères environnementaux dans les grilles d’attribution des marchés publics.

Pour citer des exemples que l’on connait bien chez Verteego pour leur fournir notre application de pilotage de l’empreinte carbone et pour sortir des métiers de l’eau en montrant que le mouvement est général et inexorable :
- la Communauté d’Agglomération de Val-et-Forêt en Région Ile-de-France met autour de la table de discussion sur les objectifs annuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre ses syndicats de gestion des déchets et ses délégataires de services de transport ;
- la Communauté d’Agglomération de Sarreguemines-Confluences en Région Lorraine applique des critères environnementaux dans le choix de ses fournisseurs, le dernier en date étant le marché du rideau d’air chaud pour sa médiathèque.

Les acteurs du traitement, de la distribution, et de l’assainissement des eaux, qu’ils interviennent sur le mode de l’affermage, de la concession, ou de la régie intéressée, doivent faire face à la systématisation de l’observation de l’empreinte environnementale comme critère de sélection du partenaire délégataire.

En matière d’empreinte environnementale, c’est le critère carbone ou gaz à effet de serre qui s’est imposé magistralement pour participer à la mise en œuvre du Plan Climat Energie Territorial des Territoires.
Certaines collectivités attendent que soient déployées des systèmes de comptabilité carbone pour que soient intégrés au rapport annuel du délégataire un bilan carbone de l’année passée et un bilan carbone prévisionnel de l’année qui arrive, assorti d’objectifs de réduction et d’un programme d’actions détaillé. D’autres collectivités requièrent que soient présentés des empreintes prévisionnelles des chantiers industriels comme des évaluations de l’impact carbone des opérations de maintenance du réseau.

D’autres critères viendront agrémenter dans le temps les cartographies environnementales auprès des donneurs d’ordres : l’empreinte énergétique des procédés industriels (dite embodied energy chez les Anglo-Saxons), l’empreinte déchets des activités industrielles comme de maintenance, l’empreinte hydrique (dite également ‘eau virtuelle’), la présence de substances chimiques extrêmement préoccupantes dans les machines, tubes, outils, produits utilisés tout au long du processus – par exemple dans le cadre de l’application du règlement européen REACH et de son obligation de traçabilité des substances candidates, ou encore qualité des sols et de l’air.

La performance environnementale venant s’inscrire aux côtés des traditionnels critères, pour simplifier, de qualité, de coûts, de délais, les industriels se penchent aujourd’hui sur de nouveaux modèles économiques. Si en effet l’on peut assister à une forme de nivellement des sujets de qualité et coûts notamment, certains industriels poussent et investissent dans l’économie bas carbone et la performance environnementale, alors que d’autres y vont à reculons, poussés par la contrainte des clients et des pouvoirs publics. Les premiers seraient bien inspirés d’influencer les collectivités pour voir la performance environnementale valorisée dans les cahiers des charges à hauteur, par exemple, de 15% à 20% : en raison du nivellement des prix et de la qualité perçue précédemment mentionné, les « meilleurs » sur le plan environnemental pourront, dans l’intérêt général, continuer à creuser leur avantage concurrentiel et poursuivre leurs investissements dans une économie qui prend la mesure de l’importance de la préservation des ressources naturelles et de l’environnement.


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Interview de Dan Dassier, PDG de Trinov, éditeur d’un logiciel qui fait de vos déchets un actif à valoriser

23 mars 2011 – 9:47 par Jeremy

Jeremy

Dan Dassier, fondateur de l’éditeur de logiciels de gestion des déchets & effluents industriels Trinov, est selon moi l’un des meilleurs entrepreneurs de la nouvelle génération du software en France: véritable couteau suisse du développement d’entreprise technologique, Dan dispose, au-delà d’une vision très intéressante de l’évolution des technologies de l’information auprès des utilisateurs en entreprise, d’une expertise métier très pointue sur la thématique environnementale en général & déchets en particulier, c’est un stratège aguerri - tant en matière de conception des produits que de marketing, et tutti quanti. Mais c’est sur le plan humain que Dan Dassier & les équipes de Trinov sont encore plus qu’ailleurs un cran au-dessus: transparence, humilité, écoute se combinent merveilleusement au culot d’innover, à la volonté de secouer le bocal et surtout de créer de la valeur économique, environnementale et sociale sur les court et long termes.

Vous l’aurez compris, on aime bien Trinov et son fondateur chez Verteego. Et on espère que c’est réciproque! car Trinov et Verteego ont signé il y a 1 mois un partenariat stratégique visant à proposer à nos clients communs des solutions globales intégrées [Déchets + Carbone] ou [Déchets + Traçabilité REACH] ou [Déchets + Carbone + Traçabilité REACH] faisant appel en toute modestie aux meilleurs logiciels du marché. Comme l’indique Dan dans cette interview, le logiciel phare de Trinov, NOVA, intègre en standard un connecteur avec REACH Garden visant à automatiser la configuration de ce dernier et faciliter la mise en oeuvre de la traçabilité des substances dangereuses pour les clients producteurs, assembleurs & importateurs d’articles manufacturés qui gèrent déjà leurs déchets & autres effluents industriels. C’est très prometteur et ce n’est qu’un début.

Petit clin d’oeil: Dan et moi nous sommes rencontrés grâce et au travers de Durapôle cluster francilien d’éco-innovations.

Assez parlé, laissons Dan nous raconter tout ça.

- Quelle est l’activité de Trinov?
Dan Dassier: Trinov est un bureau d’études et éditeur de logiciels d’aide la décision, spécialisé sur le thème des déchets et des effluents industriels.

- Quelles est l’histoire de Trinov? Comment est né le projet?
Lorsque nous demandions à des chefs d’entreprise pour quelles raisons ils ne prenaient pas en compte le développement durable, et plus particulièrement les aspects liés aux déchets, dans leur stratégie ils nous répondaient  que c’était soit :
-  par manque d’incitations,
– ils éprouvent de grandes difficultés à appréhender concrètement les enjeux et les impacts que cela peut avoir pour leur activité,
- ou alors ils estiment que le coût d’intervention d’un bureau d’étude est trop élevé pour optimiser ce poste de dépenses. Pour eux le rapport entre le coût financier de l’intervention et les avantages que cela procure était trop faible.

- Où en est Trinov aujourd’hui?
Pour répondre à ces enjeux et s’inscrire dans son marché, Trinov a conçu et développé un outil informatique qui permet de réaliser  en un temps record  un diagnostic déchet sous l’angle réglementaire,  financier et environnemental. A partir de ce diagnostic le système formule automatiquement des recommandations opérationnelles.
Nous développons actuellement une extension de ce simulateur qui permettra de trouver en quelques clics les meilleures filières pour un site ou pour une zone d’activité.

- Quel est le client idéal de Trinov?
Nous visons plusieurs types d’acteurs :
- Soit des bureaux d’études, des cabinets de conseil en réduction des coûts, des conseillers environnementaux de CCI,  les des chambres des métiers, les centres techniques industriels  … qui cherchent à faciliter le développement technique et économique de leurs clients, ressortissants ou administrés,
- Soit des collecteurs déchets ou des équipementiers  pour qui Nova est un puissant outil d’aide à la vente,
- ou enfin des industriels en directs, qui trouveront dans Nova un moyen de réaliser eux-mêmes en un temps record des  simulations, des études de dimensionnement, d’implantation ou des préparations d’appels d’offres vis-à-vis de leur fournisseurs, …

- Quelles sont les alternatives à l’offre de Trinov? Comment Trinov se différencie-t-elle de ces dernières?
Des acteurs institutionnels proposent (avec ou sans accompagnement) des méthodes de diagnostic.  Les entreprises ont également bien souvent élaborés en interne, grâce à Excel des outils de gestion et de suivi de leurs déchets.

Par rapport à ces outils nous apportons une valeur ajoutée sur trois points :
- Les nombreux référentiels standardisés et intégrés à Nova,  permettent à l’utilisateur de collecter beaucoup plus rapidement les données nécessaires à la réalisation de son diagnostic. Cela permet également d’assurer la cohérence des données collectées et de bénéficier de connaissances actualisée quotidiennement sur les déchets, les exutoires, les bonnes pratiques, les cours des matières premières secondaires, la réglementation… Si Excel reste un excellent outil lorsqu’il est utilisé sur un poste unique ou avec une quantité de données restreinte, il est en revanche très limité lorsqu’il s’agit d’intégrer et mettre à jour de grandes quantités de données, surtout en provenance de sources hétérogènes.

- D’autre part, dans Nova le diagnostic n’est que le point de départ, pas une finalité.  A partir du diagnostic, l’outil permet de réaliser automatiquement des simulations pluriannuelles qui permettrons à l’utilisateur de choisir la bonne organisation interne (contenants, équipements, circuits de regroupement, …) et externe (moyens de collecte, véhicules, exutoires, …) en fonction de critères économiques, environnementaux et réglementaires (l’utilisateur pondère selon sa préférence).  La aussi, avec des outils du type excel, les changements d’hypothèses dans le modèle nécessitent de refaire de nombreux calculs. Dans Nova il est aisé de modifier des paramètres dans le système - le re-calcul se fait automatiquement et sans risques d’erreurs.

- Enfin le moteur de règles intégrées au système repose sur un modèle d’analyse multi critères. Pour un scénario, plusieurs milliers de combinaisons seront testées et présentées à l’utilisateur. Tout cela, une fois de plus serait très difficilement réalisable à l’aide d’outils « classiques ».

- Quel est le modèle économique des services proposés par Trinov?
Comme Verteego, nous misons sur le mode SaaS en cherchant à mettre à disposition du plus grand nombre un service à forte ajoutée en ligne. D’ici quelques mois, nous étendrons notre modèle à une rémunération au résultat.

- Un exemple de double retour sur investissement financier & environnemental pour une entreprise qui fait confiance à Trinov aujourd’hui? Et demain?
Nous avons réalisé au lancement de nombreux projets tests. Notre intervention permet quasi systématiquement de faire baisser la facture de 20%. Ces gains s’accompagnent de bénéfices environnementaux (réduction du nombre de camions sur les routes, augmentation du taux de valorisation,  évaluation des impacts CO2, air, eau, sols,…) des filières choisies, mise en conformité sur le site, … les leviers sont nombreux.

- Où va Trinov: quelle sera l’activité de Trinov dans 5 ans? quelle dimension aura la société?
Nous avons pour ambition: d’étendre nos activités à d’autres types de domaines à commencer par l’eau et l’air; et de faire que Nova deviennent la plateforme de référence, pour l’optimisation des dépenses liées à la protection de l’environnement.

- Quelles sont les synergies avec Verteego? pourquoi ce partenariat?
Verteego est dans son domaine la plateforme de référence pour le carbon management. D’autre part, nous avons mis en place un lien entre Nova et ReachGarden.com pour proposer à nos clients un service complémentaire au notre, sur la problématique REACH. Au final notre approche commune permet de créer de la valeur pour nos clients et partenaires.

- Es-tu à la recherche de partenaires en ce moment? une annonce à passer?
Nous sommes constamment à la recherche de nouveaux partenariats, notamment avec des éditeurs de logiciels ou des bureaux d’études.

Merci Dan.

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