Lancement de Verteego Construction: l’application de gestion carbone des professionnels du BTP, de l’aménagement urbain, de l’immobilier, et des ouvrages d’art

30 août 2010 – 12:44 par Jeremy

Jeremy

Verteego annonce aujourd’hui même la disponibilité de Verteego Construction, une application web d’évaluation carbone dédiée aux corps de métier de la construction et du bâtiment - travaux publics.

C’est en échangeant avec ses clients (Groupe IDEC, IOSIS Nord, SETEC, VEYER, Le Bon Marché, Communauté d’Agglomération de Sarreguemines-Confluences, Communauté d’Agglomération de Val-et-Forêt, IKOS,…) et partenaires (MEV, CADET, Equinergies, Effet de Levier, Business & Décision, Bossa Verde, SynAIRgis, FTC, FCV Conseil,…) que Verteego a fait le constat que les maîtres d’ouvrage, c’est-à-dire les donneurs d’ordres, intègrent de manière chaque jour plus systématisée à leurs cahiers des charges leurs velléités en termes de constructions bas carbone pendant certes la phase chantier, mais aussi et surtout la phase d’exploitation de l’ouvrage: c’est-à-dire, selon le souhait de l’utilisateur, tout au long du cycle de vie de l’actif. Néanmoins, et ce fut le moteur de notre réflexion puis de l’initiative Verteego Construction, ces attentes étaient jusqu’ici relativement rarement quantifiées - malgré leur souhait affiché de bénéficier d’éléments de bilan carbone chiffrés.

Afin de permettre à l’ensemble des acteurs de la chaîne de la construction et du BTP, depuis les architectes jusqu’aux exploitants / locataires en passant par l’investisseur et l’AMO, de réaliser de telles quantifications simplement, Verteego Construction:
- intègre des méthodes d’inventaires BTP - construction pré-définies, correspondant à des métrés standards;
- intègre les bases de données de conversion CO2 fournies par l’ADEME;
- permet aux utilisateurs de paramétrer leurs propres méthodes d’inventaires gaz à effet de serre;
- permet aux utilisateurs de créer leurs propres référentiels de conversion, à partir des FDES par exemple;
- favorise la collaboration entre les différents acteurs impliqués, en facilitant le découpage en lots des travaux et en permettant d’interroger les sous-traitants à travers des formulaires web;
- est sécurisée pour garantir une confidentialité maximale.

En matière d’usage, Verteego Construction se destine à:
- la réalisation d’évaluations d’empreinte carbone prévisionnelles des variantes examinées en avant-projet (ex. siège social d’entreprise, éco-quartier, voie ferrée, HLM, centre commercial,…);
- la compilation du bilan carbone du chantier;
- la quantification des émissions de gaz à effet de serre en phase d’exploitation, ce qui permet aux maîtres d’ouvrage de prendre les bonnes décisions d’investissement en amont, aux gestionnaires de patrimoine ou aux foncières de valoriser leurs actifs, et aux exploitants d’anticiper les coûts d’énergie primaire et d’énergie grise;
- la communication aux parties prenantes de votre engagement pour une construction durable, c’est-à-dire prévoyante des coûts énergétiques globaux lors de l’exploitation - chose que l’indicateur carbone ou gaz à effet de serre retranscrit fidèlement.

Pour en savoir plus sur Verteego Construction, nous vous invitons à vous rendre sur le site dédié à notre application de gestion carbone pour le BTP et la construction, accessible sur http://construction.verteego.com.

Nous organisons régulièrement des ateliers gratuits de présentation de l’application Verteego Construction, dits webinars car ces derniers ont lieu sur Internet. Pour vous inscrire à ces derniers afin de bénéficier d’une démonstration de l’application ainsi que de la présentation des tarifs et conditions d’abonnement, veuillez contacter M. Olivier JOUSSELIN au 01.47.70.08.90.


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Le bureau d’études MEV dévoile son nouveau site web

28 août 2010 – 20:15 par Jeremy

Jeremy

Retrouvez maintenant régulièrement des nouvelles de nos partenaires sur le blog Verteego!

A l’occasion de son cinquième anniversaire, notre partenaire MEV, bureau d’études techniques en énergie - environnement, vient de lancer son nouveau site Internet.

Au programme des améliorations effectuées sur le site web de MEV:
- une charte graphique qui fait honneur à la double implantation de MEV à la fois à Annecy (Savoie) et à Champs-sur-Marne (Ile-de-France);
- un nouvel axe de développement sur l’éco-conception (ACV, empreintes gaz à effet de serre de produits / projets / services / chantiers,…) qui s’annonce très prometteur;
- la mise en lumière de nouvelles compétences énergétiques (simulation thermique dynamique, analyse CFD,…);
- l’offre carbone précisée avec un découpage entre bilan carbone initial, suivi carbone (logique de comptabilité où MEV joue le rôle d’expert-comptable carbone en s’appuyant sur l’application de management gaz à effet de serre Verteego), et empreinte carbone de produits;
- un espace Clients pour partager des documents et renforcer la relation avec les organisations qui font confiance à MEV;
- un bilan carbone accessible publiquement! dommage que pour le moment l’on ne sache ni à quelle année ce bilan se rapporte, ni quelle est la courbe d’évolution des émissions de GES de MEV dans le temps;
- un package unique et innovant, mêlant génie bioclimatique et évaluation du poids carbone prévisionnel, de gestion carbone et énergie à destination de la profession des architectes.

Souhaitons à Jean-Charles Fra, Jérôme Lebasnier, Alexandre Pesic, Matthieu Coffinet, et toute l’équipe de MEV que ce nouveau site web contribue à la poursuite du développement effréné mais responsable du bureau d’études.


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L’énergie grise : un levier de création de valeur insuffisamment exploité

16 août 2010 – 12:06 par Jeremy

Jeremy

Fred Bordage, l’auteur du blog de référence sur le Green IT GreenIT.fr, eut parfaitement raison de rappeler, études sérieuses à l’appui, dans son billet d’humeur intitulé “Les entreprises adeptes du Greenwashing” que la majorité des décideurs en entreprises s’en fiche éperdument de l’environnement.

“Normal” me direz-vous, le variable des salariés, ou encore les budgets, n’intègrent que trop rarement des critères de performance éco-responsable - et puis la génération écolo, celle qui souffrira vraiment des impacts sociétaux du réchauffement climatique et qui par précaution inconsciente force ses parents à trier leurs déchets et à abandonner l’idée de faire vrombir le 4×4 pour aller chercher le pain à 300 mètres, est encore dans les bacs à sable.

Non, pour parler aux décideurs en entreprise, croyez moi sur ce point car c’est mon quotidien, il n’y a qu’une seule méthode valable: celui d’aborder le sujet de l’écologie en entreprise à travers le prisme des monnaies sonnantes et trébuchantes.

Et là encore, toujours Fred Bordage, dans le même billet, nous rappelle que le concept d’énergie grise n’est pas connu des entreprises. Je cite, en prenant la liberté de substituer le terme ‘Green IT’ par ‘Green’: “72% des entreprises américaines et 68% des entreprises européennes résument encore le Green la réduction de la consommation d’énergie sur la phase d’utilisation, via l’achat de matériels neufs plus économes. Autant dire que des concepts aussi simples que l’énergie grise ne sont toujours pas rentrés dans les mœurs” Pourtant, aborder les choses sous l’angle des économies d’énergie grise s’avère souvent salvateur. Explications.

Tout d’abord, si vous êtes sur ce blog, c’est probablement que vous n’êtes pas sans savoir que chez Verteego, nous développons des applications de gestion de la performance environnementale comme par exemple de traçabilité REACH dans l’industrie et la distribution, ou encore de gestion des émissions de gaz à effet de serre. Page de pub? Que nenni. Le sujet du carbone, ou des gaz à effet de serre (l’un étant l’unité de mesure de l’impact des autres, les 2 termes sont considérés comme synonymes), est encore, en l’absence de fiscalité climatique, assez abstrait pour l’entreprise. Pire: les émissions de gaz à effet de serre…ne se voient pas. Au contraire des particules émises et visibles en sortie de cheminées sur des sites industriels par exemple. Combien de fois ai-je entendu de la part de gens très raisonnables que leur activité étant de type tertiaire, elle ne pollue pas? Or, toute la profession de la gestion du carbone s’accorde pour dire que le véritable enjeu des entreprises se trouve dans l’impact du cœur de leurs activités, le fameux scope 3 GHG accounting - voir pour ce faire notre blog post sur le choix du périmètre de comptabilité carbone. Exemple cinglant, ce rapport édifiant de l’ONG belge Netwerk Vlaanderen sur le rôle des banques (article sur cdurable.info), dont le rôle d’irriguer l’activité économique à travers de financements les place, d’un point de vue de la responsabilité sociétale, dans un rôle d’arbitre. Or, les établissements financiers n’intègrent dans leur immense majorité pas le critère des émissions de gaz à effet de serre (à leurs risques et périls..et donc aux nôtres à l’aune du rôle que l’Etat a pu jouer dans la préservation du système bancaire très récemment).

Plutôt donc que de parler tout de go de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (dans le pays de l’énergie nucléaire, qui représente encore plus de 80% du mix énergétique, le critère a en plus moins de sens qu’en Pologne ou que dans l’état de New York), je préfère dorénavant convaincre mes clients, même si bilan carbone et bilan énergie grise sont identiques (modulo éventuellement l’unité), sur le terrain de la réduction de leurs consommations d’énergie grise. Le terme anglo-saxon d’embodied energy traduit très bien la signification du terme énergie grise: l’énergie grise, c’est la somme de toutes les énergies nécessaires à l’établissement et la poursuite d’une activité tout au long de son cycle de vie. En somme, de la conception au recyclage, en passant par les approvisionnements, la production, la distribution, et cætera, l’énergie grise de votre entreprise, c’est toute l’énergie, chez vous mais aussi chez vos fournisseurs, clients, partenaires, salariés,  nécessaire à sa bonne marche.

Monnaies sonnantes et trébuchantes, et énergies grises, disions-nous. Réduire ses émissions de gaz à effet de serre, c’est réduire ses consommations d’énergie grise. Réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans la durée - ce qui suppose la tenue d’une comptabilité carbone et non plus seulement la simple réalisation d’un bilan carbone “état zéro” des émissions - génère mécaniquement, sans nécessairement de linéarité immédiate mais avec la force de l’évidence dès lors que l’engagement est systématisé (intégré dans les systèmes de management) et donc de long terme, une diminution des consommations d’énergie grise de l’entreprise.

Réduire ses émissions de gaz à effet de serre, c’est réduire ses coûts. Et donc c’est augmenter ses marges. Et par conséquent c’est aussi créer de la valeur pour l’entreprise. Valeur qui pourra être distribuée aux parties prenantes de cet effort d’amélioration continue: les actionnaires, fournisseurs, partenaires, clients, salariés, managers, ainsi qu’à la collectivité.

Pour aller plus loin, si le fruit de cet effort, s’il est systématisé, est déjà largement rentable - son levier s’étend à l’avantage dans la performance opérationnelle comparative: quid de l’exposition du P&L de votre pire concurrent à la hausse du prix du baril si vous avez largement réduit votre exposition aux fossiles grâce à la maîtrise de vos flux d’énergie grise? ses coûts dérapent (et pas seulement ses consommations d’énergie, ses coûts d’approvisionnement et de distribution aussi), ses marges se tassent, ses profits s’annulent; pendant que vous consolidez votre position de leader. Mieux: évitez que votre pire concurrent prenne seul le virage de l’économie décarbonée, qui arrive beaucoup plus vite qu’on ne le pense. Piloter son empreinte carbone, c’est prendre une assurance contre certains risques dont celui lié au prix des énergies fossiles qui constituent sans doute une source énergétique significative dans le cycle de vie de vos produits & services.

Nous aborderons dans un article corollaire à venir le sujet de l’augmentation du volume d’activité grâce à la performance gaz à effet de serre ou la maîtrise de l’énergie grise.


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Inscrivez-vous à CarbonCamp Paris!

23 juillet 2010 – 22:33 par Jeremy

Jeremy

Premier événement de type BarCamp centré sur le Carbone ou les Gaz à Effet de Serre, le CarbonCamp aura lieu à La Cantine, à Paris, le mardi 19 octobre 2010 après-midi. Le CarbonCamp est organisé à l’initiative de Cédric Ringenbach de Forum Carbone et de Paul Richardet de l’association Silicon Sentier. Cédric et Paul sont secondés entre autres par les cabinets de conseil Eco2Initiative (Rémi Marcus) & Carbone4 (Benoit Lemaignan, Jean-Baptiste Cottenceau), et bien sûr par Verteego (Olivier Jousselin, Jeremy Fain) également.

Tous les publics intéressés par le sujet du management gaz à effet de serre et de la comptabilité carbone sont invités à s’inscrire à partir de la page dédiée. L’entrée est bien sûr libre et gratuite. Venez simplement avec le sourire et l’envie d’échanger sur la gestion du carbone.

Appel à contributions important: le premier CarbonCamp est à la recherche de sponsors entreprises, collectivités, institutionnels, pour financer un ensemble d’actions parmi lesquelles l’impression de t-shirts CarbonCamp, l’organisation d’un apéro décarboné, ou encore, tout simplement, la location de la salle. Les sponsors se verront bien entendu conférer toute la visibilité qu’ils méritent, et pourront animer l’un des thèmes de l’après-midi CarbonCamp. Le ticket unique de sponsoring est de EUR 500 (big bucks;).


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REACH: un casse-tête pour l’industrie manufacturière et les importateurs d’articles?

18 juillet 2010 – 18:23 par Jeremy

Jeremy

La directive REACH est-elle un casse-tête pour les producteurs d’articles et distributeurs?

L’intuition tend à nous souffler que oui: chaque acteur de l’industrie manufacturière comme chaque importateurs traite quotidiennement avec des centaines, voire des milliers de fournisseurs et sous-traitants de tous les pays. Ces derniers, forcément réticents à communiquer trop d’informations aux services achats de leurs clients, sont tentés, lorsque sommés d’éradiquer certaines substances de leurs articles, d’augmenter leurs prix.

Tout ceci n’est pas nouveau pour les experts de la supply chain: plus le nombre d’acteurs impliqué est important, plus la collecte d’informations est difficile, chronophage, et donc coûteuse (plus l’usage des technologies de l’information est pertinent pour gagner en compétitivité, comme nous le verrons).

Si bien sûr il existe des solutions élégantes à un problème en apparence insoluble, ré-examinons, avant d’évoquer solutions et alternatives, les tenants et les aboutissants de la directive REACH pour les producteurs d’articles et les importateurs - distributeurs.

REACH (Registration, Evaluation, Authorisation and restriction of CHemicals) est une directive européenne complètement révolutionnaire. A tel point que nos amis Américains et Chinois esquissent des tentatives pour la répliquer à leur façon. REACH a fait l’objet de la plus grande bataille de lobbying de tous les temps. Pas étonnant lorsque l’on connait l’enjeu de REACH, qui est d’ « assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement, y compris la promotion de méthodes alternatives pour l’évaluation des dangers liés aux substances, ainsi que la libre circulation des substances dans le marché intérieur tout en améliorant la compétitivité et l’innovation » (source: article 1.1, Directive 2006/121/CE).

En clair, REACH permettra d’éradiquer du sol de l’Union Européenne, en seulement une décennie (grosso modo 2008 - 2017), toutes les substances cancérigènes et présentant un risque pour l’environnement! ce qui aura pour effet de réduire significativement la pression sur les systèmes de santé, et donc aux pouvoirs publics des Etats membres de générer des économies substantielles (de l’ordre de plusieurs dizaines de milliards d’euros).

Néanmoins, l’investissement nécessaire à la mise en oeuvre de REACH est très largement supporté par les industriels (producteurs et importateurs sur le sol de l’Union). Ceci en raison du “renversement de la charge de la preuve” inhérent à la directive REACH: désormais, “c’est à l’entreprise qu’incombe la responsabilité de démontrer que les substances peuvent être fabriquées, utilisées, et détruites sans entraîner de risques pour la santé humaine et l’environnement” (source: Helpdesk REACH du Luxembourg). Autrement dit, l’évaluation des risques est supportée par l’ensemble du tissu industriel. Ce qui, en raison de pénalités pour le moins dissuasives (pouvant aller jusqu’à la cessation d’activité, suivant l’esprit “no data, no market” de REACH), pousse naturellement à la collaboration entre les différents maillons de la chaîne d’approvisionnement.

Si les coûts de mise en oeuvre de la directive REACH sont donc effectivement supportés par les industriels, ce qui nécessite quelques investissements, ces derniers sont d’ores et déjà les premiers à bénéficier des bienfaits directs de la réglementation. A savoir:
- un poste de coûts ’santé au travail’ réduit, avec des ouvriers exposés a minima à des substances chimiques préoccupantes; ce qui aura pour effet induit d’augmenter la longévité au travail en en minimisant la ‘pénibilité’ - terme ô combien galvaudé ces temps-ci dans les contrées gauloises; en ligne de mire: une compétitivité accrue de l’Europe et des opportunités de réindustrialisation et de rappatriement d’unités de production pour les producteurs;
-  en raison de l’effort nécessaire de substitution des substances chimiques extrêmement préoccupantes (l’archi-connue Annexe XIV de la directive) ou SVHC (Substances of Very High Concern), les bureaux d’études (engineering) et des méthodes vont devoir très sérieusement creuser le sujet de l’éco-conception. Ce qui aura pour objet d’impacter l’ensemble de la chaîne de valeur industrielle (à commencer par le poste Achats de Production, et donc les équipes d’acheteurs qui vont s’enquérir de nouveaux fournisseurs).
Avec la poussée constante de la double tendance lourde de la ‘consommation responsable’, chez les consommateurs, et des ‘achats responsables’ dans les entreprises, la mise en oeuvre de l’éco-conception via l’éradication des substances cancérigènes et présentant un risque pour l’environnement est une véritable aubaine pour les producteurs d’articles, qui se verront, au pire renforcer leurs positions concurrentielles chez leurs clients existants, au mieux ouvrir de nouveaux marchés friands de produits propres.

Comme l’édicte le fameux article 33 de la directive REACH, tout particulièrement dédié aux producteurs et importateurs d’articles, l’essentiel pour prendre les bonnes décisions est de disposer de données exploitables. La question de la traçabilité des substances chimiques présentes dans les articles est donc essentielle, pour ne pas dire centrale à REACH (souvenons-nous: “no data, no market” qu’ils disaient). Aussitôt dit, aussitôt fait? Pas simple lorsque le moindre produit fait appel à des dizaines, des centaines, des milliers, des dizaines, centaines de milliers parfois, de sous-traitants et fournisseurs.

C’est ici qu’intervient le web: la révolution du web fut d’annihiler la notion de distance géographique (”The World is Flat”) entre les individus et l’information (Yahoo!, Google,…), entre les individus et les individus (Skype, Gmail, Hotmail, Facebook, MySpace,…), entre les individus et les entreprises (e-Commerce, sites institutionnels,…), entre les administrations et les acteurs économiques (déclarations dématérialisées), entre les entreprises et les entreprises (emails, vidéoconférences, EDI, XML,…). La force, et l’intérêt du web est de faciliter la mise en relation, la collecte d’informations, la collaboration, et l’organisation de l’information. Et si des doutes étaient auparavant émis quant à la fiabilité des connexions réseaux, et la sécurité des données stockées, ces 2 réserves sont aujourd’hui largement levées dans tous les pays industrialisés pour la qualité des infrastructures Internet, et avec la consécration du cloud computing (des dizaines de milliers d’entreprises stockent leurs données les plus précieuses, les données clients, chez l’éditeur d’applications de CRM en ligne Salesforce.com), même dans les industries réputées sécuritaires (les banques et les industries de Défense).

C’est à l’aune de ce constat que Verteego a développé, en partenariat avec Messier-Dowty, leader mondial des trains d’atterrissage et filiale du Groupe SAFRAN, une solution logicielle web unique de traçabilité des substances chimiques dans les chaînes d’approvisionnement industrielles (pour les producteurs d’articles) ou auprès des fournisseurs d’articles (pour les distributeurs). Les bénéfices de cette solution sont d’optimiser chez nos clients le temps des acheteurs et équipes dédiées à REACH (QHSE, Supplier Performance ou Qualité Achats,…) en automatisant les campagnes de collecte de données, et d’offrir à nos clients un levier indéniable de compétitivité face à leurs concurrents qui sont encore à l’heure des feuilles de calcul qui circulent par courriel, ou pire, des centres d’appel qui dérangent les fournisseurs (quand ce n’est pas les campagnes de courrier papier). Le tout en garantissant la vérificabilité des-dites données REACH et d’emprunter à la chaîne d’approvisionnement, à tous niveaux, un minimum de ressources et de temps. Alors, casse-tête REACH? Avec Verteego, qui s’assure d’utiliser tous les leviers du web (collaboration, simplicité, traçabilité) la directive l’est beaucoup moins.

Comme toute démarche systématisée, celle-ci requiert des investissements. Investissements qui:
1) seront rentabilisés dans les 18 mois tout au plus;
2) sont moindres vs. une démarche moins systématique (pour ne pas dire moins professionnelle);
3) sont bien moindres que les coûts de non conformité.

Pour avoir une bonne idée de ces derniers, les équipes de Verteego viennent de finaliser la rédaction d’un livre blanc sur les risques juridiques de non conformité des producteurs et distributeurs d’articles avec REACH. Ce livre blanc est bien sûr gratuit, et disponible sur simple demande téléphonique ou courriel (reach at verteego point com).


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Table ronde sur les outils de pilotage d’une stratégie de développement durable

13 juillet 2010 – 11:42 par Miriam

A l’occasion du colloque Green IT organisé à Télécom Paris par GreenIT.fr & Devoteam, Mr Rupert SCHIESSL, co-fondateur et directeur général de Verteego, a participé à une table-ronde consacrée aux outils de pilotage d’une stratégie de Green IT 2.0 aux côtés de Laurent GUIDAT de Bouygues Telecom, Ronan KEROUEDAN de Carbon Hub & Tony GOMES de VERTELIS. La table-ronde était animée par Thierry RUDOWSKI de Zen’to. Au cours de cet échange ont notamment été abordées les diverses réglementations publiques en matière d’environnement, ainsi que la question de l’aide que pouvait apporter l’informatique à la problématique du développement durable.

Voici la video de l’ensemble du débat.


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Intervention à l’évènement Les Interactives

12 juillet 2010 – 23:53 par Miriam

MM. Nicolas BEAUDOUIN, Associé et Directeur Advisory chez KPMG Entreprises, Richard SAINT-JULIEN, chef de marché offre Consolidation & Reporting chez Lefebvre Software et Jeremy FAIN - que nos lecteurs connaissent bien - Président exécutif et co-fondateur de Verteego, étaient présent en tant qu’intervenant lors de la table ronde sur le thème Tableau de bord de pilotage : comment revenir à l’essentiel pour gagner du temps et mieux décider ? dont les participants étaient des DSI et directeurs financiers de PME et PMI clientes de Lefebvre Software dans le cadre de son très bel évènement Les Interactives qui eut lieu le 11 juin 2010 au Pavillon Royal, à Paris.

Nicolas BEAUDOUIN s’est exprimé sur la place centrale qu’occupait le développement durable en tant que projet d’entreprise pour KPMG, a insisté sur le rôle d’exemple que jouait KPMG dans son activité de conseil et a décrit les étapes de la structuration de son projet développement durable.

Cliquez sur ce lien pour écouter son intervention.

Je vous laisse maintenant découvrir l’interview de Mr Jeremy FAIN, où il expose notamment ses conclusions quant à la nécessité d’indicateurs extra-financiers permettant la mise en place d’une véritable gestion environnementale par les entreprises.

Cliquez ici pour voir la video.



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Green management

12 juillet 2010 – 10:40 par Miriam

Le développement durable est bien parti pour s’imposer comme une problématique centrale du monde de l’entreprise. Malgré cela, de nombreuses entreprises ne disposent pas encore des ressources ou du modèle organisationnel adéquat pour répondre efficacement à ces nouveaux enjeux, voire – de manière plus essentielle – pour les transformer en véritable avantages compétitifs.

Typiquement, de telles entreprises sont caractérisés par les points suivants :

Une absence de référent unique quant aux problématiques de développement durable : bien souvent, la responsabilité est fragmentée entre les différents départements de l’entreprise – opérations, département juridique, département conformité, communication de l’entreprise, etc. De facto, le pouvoir décisionnel des chargés de ces questions est dilué et c’est finalement au PD-G de l’entreprise que revient la décision (voire un comité ad hoc constitué par le dirigeant).

Un manque de sensibilisation chez les échelons supérieurs de l’entreprise au réel potentiel compétitif qui réside dans les démarches type développement durable. Pour les dirigeants d’entreprises, le développement durable se résume à une liste de problèmes de conformité technique (systèmes énergétiques ou isolation, par exemple) à déléguer aux échelons inférieurs.

Une totale omission du critère « durable » dans le business plan. Il n’y a pas d’éléments officiels qui instituent clairement les enjeux du développement durable comme priorité de l’entreprise, d’où le fait que personne n’est en charge de mener une stratégie ainsi orientée. Dans le meilleur des cas, le développement durable n’est inclus dans le business plan que comme enjeu secondaire.

Un manque de métriques à caractère environnemental pour mesurer les progrès effectués dans le sens d’une activité plus durable. L’entreprise n’a aucun moyen de mesurer sa « durabilité », et ne construit aucune métrique correspondante à intégrer à son business plan.

Selon toute probabilité, si vous vous êtes reconnu dans l’un au moins de ces points, c’est que votre entreprise n’est pas encore engagée dans un effort de durabilité institutionnalisé .

Dans des organisations telles que celles-là, les enjeux liés au développement durable peuvent surgir de manière inopinée – à la faveur d’une nouvelle régulation, par exemple- et prendre les décideurs au dépourvu. Le développement durable ne devrait pas être appréhendé comme une crise à gérer.Voici donc quelques éléments pour corriger les points cités plus haut.

1. Centraliser les questions de développement durable en un poste unique à forte capacité décisionnelle, pouvant coordonner les différents départements concernés, et qui doit pouvoir rendre des comptes sur les démarches mises en œuvre. Dans un effort louable en ce sens, beaucoup d’entreprises ont créé la fonction de responsable « développement durable » (en anglais Chief Sustainability Officer). Mais pour être pleinement efficace, cette mesure doit s’accompagner d’une revalorisation du rôle et des pouvoirs inhérents à la fonction, et bien réfléchir à quelles ressources humaines il lui affecteront : une équipe qui sera capable d’internaliser les compétences liées au développement durable (notamment le management des émissions de gaz à effets de serre, en prenant appui sur des outils comme Verteego Carbon) sera bien plus efficace qu’un task force temporaire.

2. Traiter le développement durable comme vous traiteriez un produit ou un service.

Incorporez la notion de « triple résultat » (ou triple bottom line en anglais), par l’évaluation de la performance de l’entreprise sous trois angles :social : conséquences sociales de l’activité de l’entreprise pour l’ensemble de ses parties prenantes (ou stakeholders en anglais)), (People) ; environnemental’ : compatibilité entre l’activité de l’entreprise et le maintien des écosystèmes (Planet) et économique (Profit).

Dans cette optique, vous êtes responsable du rendement votre produit.Quand vous considérez le développement durable comme un produit, vous faites de la réduction de l’impact environnemental de votre entreprise un objectif opérationnel. Quel est le rendement du produit « développement durable » ? Un progrès mesurable, à la fois pour l’entreprise et pour l’ensemble de la société.

Les avantages de ces démarches sont tout à fait tangibles. Wal Mart a  intégré le développement durable au centre de sa stratégie d’entreprise à partir de 2004, lorsqu’il établit un partenariat avec Conservation International pour évaluer sa performance environnementale. Aujourd’hui, Wal Mart est un reconnu par tous pour ses efforts de réduction de sa consommation énergétique, et de son packaging tout au long de sa supply chain.

Certes, ces efforts requièrent des investissements comparables à toute opération cohérente. Mais comme le notait Miranda Anderson, Directeur Développement Durable chez Wal-Mart : « Nous nous sommes rendus compte que toute cette démarche de développement durable s’accordait parfaitement avec la mission centrale de notre entreprise : économiser l’argent de nos clients pour qu’ils puissent mieux vivre.Le développement durable incarne avec clarté ce lien logique qu’il y a entre économiser de l’argent et mieux vivre »


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Le tout premier livre sur le management GES!

10 juillet 2010 – 19:49 par Jeremy

Jeremy

Le tout premier livre vert sur le management des émissions de gaz à effet de serre, ou comptabilité carbone, est sorti! et il est signé par notre chambre professionnelle, SYNTEC Informatique, et préfacé par Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.

Verteego a co-piloté la rédaction 3 mois durant du livre vert au même titre que l’intégrateur Zen’to (Laurent Molinari), l’éditeur de logiciels Microsoft France (Eric Mittelette), et bien sûr SYNTEC Informatique (Mathieu Coulaud).

Un grand merci aux nombreux, très sympathiques et non moins actifs contributeurs à ce tout premier livre vert sur le management des émissions de gaz à effet de serre: à commencer par Bertrand Kornfeld de Bull, Benjamin Bergeron de Bull, Sylvaine Dandrieux et Jean-Manuel Canet d’Orange Business Services, Jean-Claude Ridet de SAGE, Alain Chardon de Cap Gemini, Hélène Joubert de SAP, Jean-Pierre Aubertin & Stéphane Guenet d’Euriware, Isabelle Carcassonne d’IBM, Eric Joyen-Conseil du Groupe Alexandrie, et Pascal Diogo de Sogeti. En espérant n’oublier personne car travailler ensemble à la conception de cet ouvrage destiné aux DSI et aux Directeurs du Développement Durable dans les entreprises et administrations françaises fut tous les jours un immense plaisir.

Téléchargez gratuitement le livre vert SYNTEC Informatique sur le management gaz à effet de serre ici, et n’hésitez pas à le diffuser aussi largement que possible.


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Green business: du concept aux pratiques

5 juillet 2010 – 10:26 par Miriam

Vert, éco-responsable, durable… Aujourd’hui, les adjectifs ne manquent pas aux entreprises pour décrire à quel point leur approche, leurs méthodes ou encore leur packaging sont respectueux de l’environnement : Apple, voire plus étonnamment, Walmart en font un axe de communication majeur.

Malgré cette floraison lexicale, le green business en est encore à ses balbutiements. Dans le futur, tous ces mots renverront sans aucun doute à des pratiques et à des objectifs tout ce qu’il y a de plus tangibles.

En fait, toutes ces entreprises qui usent et abusent aujourd’hui du label « green » se verront obligées de véritablement définir leurs actions en faveur de l’environnement, et se verront jugés par des consommateurs de plus en plus conscients de ces enjeux.

Examinons quelques unes des tendances du green business…

Mesurer son impact carbone

Premièrement, il sera plus compliqué pour les entreprises de développer une activité en brandissant la bannière « green ». Elles devront pour cela acquérir une légitimité, qui passera notamment par le calcul, la surveillance et le reporting de leur empreinte carbone en fonction de standards internationaux reconnus.

Des outils comme Verteego Carbon, conforme aussi bien au standard français Bilan Carbone© (développé par l’ADEME), qu’au GHG Protocol et au PAS 2050 permettront aux entreprises de communiquer en toute transparence sur leurs réels performances environnementales. Dans le futur, le poids carbone d’une entreprise revêtira la même importance que ses performances économiques, , compte tenu du lien entre les deux indicateurs (le premier influant directement sur le second). L’influence d’un public éco-sensibilisé s’exercera d’abord à travers les choix de consommation…

Des constructions plus respectueuses de l’environnement.

Pour un nombre non négligeables d’entreprises, une part importante de leur poids carbone est généré par leurs infrastructures, le lieu même où se déroule leur activité. Les retombées économiques directes des installations vertes ne sont pas ce qu’il faut prendre en compte lorsque l’on décide de rendre son installation conforme aux normes environnementales. Il faut intégrer les énormes retombées en terme d’image de marque et ce que cela implique pour la fidélisation des clients.

Dans le cadre du « stimulus package » mis en place par Obama pour réamorcer l’économie économique après la crise des subprime, le gouvernement américain – pourtant peu coutumier du fait- fournissait aux entreprises des subventions pour réaliser des bilans de leurs installations énergétiques.Une telle tendance pourrait bien s’accroître dans les prochaines années, qui ferait de la conformité aux standards écologiques un choix rationnel au sens économique du terme (source de compétitivité).

Verteego Carbon a ainsi développé une solution spécifiquement destinée à aux professionnels du bâtiment. En affichant l’empreinte carbone de leurs projets de construction, ils peuvent mieux gérer leurs coûts, tout en attirant de nouveaux consommateurs, soucieux de leur impact carbone et bénéficient ainsi un avantage compétitif majeur leur permettant de mieux répondre aux appels d’offre.

Sensibiliser le consommateur

Les entreprises se rendront compte que pour que le marché du « green » connaisse une croissance importante, elles ne devront plus se contenter de communiquer sur leurs supposées qualités environnementales mais elles devront véritablement prendre part à l’éducation des consommateurs. A travers des promotions, des offres spéciales et autres , les entreprises se rendront compte qu’un consommateur « éduqué » est plus sensible à l’effort marketing déployé autour de l’éco-responsabilité de l’entreprise.

Ces tendances, bien entendu, sont plus de l’ordre de la lente maturation que de la révolution. Toutefois, vu les débats actuels liés à l’énergie, au réchauffement climatique et à la consommation responsable, elles pourraient bien très vite accéder au statut de pratiques largement acceptées et adoptées par le monde de l’entreprise dans un horizon temporel très proche.


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